Chapitre 22 A - Z   (Tarots - Astronomie - Astrologie)

 

22 A - J

22 K - Z

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22 A

abc des tarots

C. siLvestre

GRANCHER

 2001

L’intérêt de cet ouvrage réside dans l’explication symbole et ésotérique des 22 lames majeures et des divers tirages pour qui veut s’en servir en divinatoire.

 

Le Tarot de Marseille véhicule une sagesse ancestrale destinée à nous accompagner, à nous éclairer et à nous conseiller à la fois dans notre vie quotidienne et dans notre évolution intérieure.

 

À la lumière de la psychologie des profondeurs, système d'analyse de la psyché inventé par le psychanalyste C.G. Jung, les arcanes majeurs du Tarot apparaissent comme des représentations des archétypes qui composent l'inconscient collectif et retracent l'évolution du processus d'individuation, processus psychique qui a pour but de conduire l'individu vers le plein épanouissement de son être.

 

Celui qui sait déchiffrer le sens des arcanes possède donc un outil exceptionnel pour acquérir une meilleure connaissance de lui-même et une meilleure compréhension de son existence.

 

C'est ce que l'auteur vous offre à travers cet ouvrage : la possibilité d'interroger vous-même le Tarot et d'en tirer des enseignements pour mieux vous connaître et mieux guider votre vie. Grâce à une méthode de tirage originale et des interprétations précises dont le sens de chaque arcane vous est donné en fonction de sa position dans le tirage, ce livre vous permet de prendre conscience des énergies psychiques qui vous animent au moment où vous interrogez le jeu, de recevoir des conseils pour agir en harmonie avec les contingences du moment, d'avoir une vision de votre orientation future et de comprendre le sens des situations que vous vivez.

 

Bien qu'inspirée de la psychologie des profondeurs, cette approche du Tarot reste cependant accessible à tous et permet aux novices de s'initier aux concepts de base de la psychologie jungienne.

 

-Ci-contre photo du tarot de Nikki de Saint-Phalle

 

A LA RECHERCHE DU TAROT  ÉSOTERIQUE, GNOSTIQUE, SPIRITUEL, SYMBOLIQUE ET MÉTAPHYSIQUE

Georges Flour 

         ARCADIA

 2010

Qu’est-ce que le  Tarot ? Un Pèlerinage avec des Pérégrins.

 

Pèlerinage de l’Âme, puisque le Fou va nous guider et nous accompagner dans chaque lame du Tarot, tout comme Virgile accompagne Dante à travers l’Enfer,  et le Purgatoire.

 

St Bernard prendra la suite de Virgile pour le parcours du Paradis. Ce Pèlerinage de l’Âme nous indiquera tous les côtés positifs et négatifs de ce monde de la quantité dans lequel nous vivons et surtout comment y remédier en nous rectifiant.

 

Pèlerinage Gnostique qui doit nous permettre d’acquérir des « connaissances » afin de développer et de faire surgir en nous, « La Connaissance », état libératoire qui ouvre les portes d’une Renaissance spirituelle

 

Pèlerinage spirituel qui nous fera découvrir ces forces invisibles qui habitent ces mondes intermédiaires remplis d’entités, de vibrations, d’énergies positives et négatives, monde merveilleux que nous explorerons avec notre maître secret.

Pèlerinage symbolique, car c’est par l’étude des symboles qui sont des supports de réflexions que nous partirons vers cet inconscient collectif ou mémoire universelle, et où nous trouverons tout un monde peuplé de mythes, de légendes, de contes de fées et d’archétypes.

Pèlerinage métaphysique au cours duquel nous irons à la rencontre de la Tradition en étudiant divers supports de réflexions, comme l’ésotérisme, l’Alchimie, l’herméneutique, les diverses traditions, la géométrie sacrée, la franc-maçonnerie, la numérologie, les nombres, l’Egypte, la Grèce, la kabbale et les lettres hébraïques, les couleurs et bien d’autres sciences sacrées.  (ci-contre lame 9 du Tarot Arcadia)

 

Le but  final de l’étude du Tarot étant de prendre conscience que nous devons ici et maintenant avoir une règle de vie afin d’aller vers notre propre Réalisation spirituelle.

 

Voyons maintenant l’historique de ces Tarots : L’histoire connue du Tarot commence en 1425, avant cette date le Tarot est une légende, un mythe puisqu’aucunes traces n’a été laissées ni sur le papier ni sur la pierre. En 1375 un jeu de cartes appelé Naïbi apparaît à Florence et va se diffuser très rapidement dans toute l’Europe, mais d’où viennent ces Naïbi ?

 

Au 12e siècle, au sud de la Turquie, à la frontière Syrienne était une province plus ou moins indépendante appelée la Cilicie. C’est de cette province que le jeu de cartes appelé Naïbi fut emmené en Italie par les marchands qui commerçaient avec le proche Orient et par les soldats revenant de croisades. Cette Cilicie appelée par ailleurs «la petite Arménie» était en grande partie composée d’artistes arméniens, imagiers et miniaturistes émigrés, ayant fui les guerres et les persécutions.

 

Un petit rappel historique. Le 13 Octobre 1307, voit l’arrestation des templiers sur ordre de Philippe le Bel. Le 19 Mars 1314, l’Ordre du Temple est définitivement détruit et aboli avec la mort de son Grand Maître Jacques de Molay, sur le bûcher de l’île aux juifs. Alors les maîtres des fraternités lancent ce que la Tradition compagnonnique appelle : la grève des cathédrales. En 1 mois tous les chantiers sont arrêtés, beaucoup de ces compagnons quittent la France, les autres rentrent dans leur foyer, plus rien ne sera construit selon les règles de l’Art sacré. Commence alors le temps de l’Inquisition et la dictature des religieux. Les compagnons qui partent en Italie, participeront à la Renaissance italienne et c’est certainement pourquoi beaucoup de Tarots ésotériques verront le jour là-bas et traverseront les Alpes quelques siècles après.

 

Cette période de l’inquisition aura une répercution certaine sur les jeux de cartes, car les autorités religieuses vont le plus souvent interdire ces jeux d’argent, et, c’est ainsi que les maîtres cartiers vont développer des jeux  parallèles, avec des symboles aussi divers que variés, donnant ainsi naissance au futur Tarot ésotérique, et c’est cette transmission ésotérique codée qui est parvenue jusqu’à nous, codage secret que l’on peut qualifier de « langue des oiseaux ».

 

Vers 1420, paraît à Bergame en Italie, le 1e Tarot princier appelé Visconti-Sforza, du nom des deux familles les plus puissantes de l’époque, et là le mystère du Tarot ésotérique va commencer. De 1420 à 1650, l’Italie va développer ces Tarots sous plusieurs facettes, symboliques, hermétiques, religieuses, allégoriques et mythiques. En 1650 à Paris, les maîtres cartiers Jean Noblet, Jean Dodal et Vieville, créent chacun un Tarot, ces jeux, dit « Tarot de Marseille »sont les plus anciens qui existent et sont conservés à la Bibliothèque Nationale.

 

En 1781 un dénommé Court de Gébelin écrit un ouvrage sur le Tarot, en affirmant que son origine vient de l’Egypte ancienne, que la divination en était l’objet et qu’une connaissance y est cachée. Il n’en fallait pas plus pour enflammer les esprits. A partir de lui, deux phénomènes vont changer le cours et la vision de Tarot

 

1/ Les Tarots de Noblet, Dodal, Vieville et autres, vont prendre le nom de « Tarot de Marseille », car cette ville était l’épicentre de la production mondiale de cartes à jouer, elle va ainsi produire des quantités de jeux et va inonder l’Europe et le Monde.

2/ Le divinatoire va s’imposer, grâce aux occultistes et devins de l’époque.

 

Cette période de transformation du Tarot s’est faite par l’intermédiaire de 2 mouvements :

 

Le mouvement des occultistes-ésotéristes comprenant des Franc-maçons, des rosicruciens, des martinistes, des satanistes, des chercheurs d’absolu et autres, qui adhérent aux théories de Court de Gébelin. En 1840 l’Abbé Constant appelé Eliphas Levi va relier le Tarot à la Kabbale et aux nombres, cette idée sera reprise par Oswald Wirth alors secrétaire de Stanislas de Guaita, lequel grand occultiste influencera O. Wirth. Wirth créera son Tarot et écrira un livre « les imagiers du moyen âge ». Pour O. Wirth « le Tarot est un traité de philosophie en image, qui permet à l’homme d’ouvrir son esprit, développer son imaginaire grâce aux symboles et de méditer dans le silence de son cœur ».

 

Le docteur Gérard Encausse appelé Papus fondateur du martinisme, écrivain prolifique, créateur de nombreuses sociétés secrètes et passionné par les sciences occultes écrira plusieurs ouvrages sur le Tarot dont « le Tarot des bohémiens ».

 

2) Le mouvement du divinatoire ou de la divination (1782). Son fondateur est Etteilla, anagramme de son vrai nom Alliette. Franc-maçon au G.O, il est membre de la célèbre loge « les neuf sœurs », dont Court de Gébelin est le secrétaire, sa filiation avec ce dernier se fit donc tout naturellement. Il créa plusieurs jeux dont « le Grand Etteilla » qui encore aujourd’hui fait référence. En 1780 sa renommée était si grande que les gens attendaient des heures devant sa porte pour une consultation. Etteilla a révolutionné le Tarot en en faisant un mode divinatoire.

 

A la même époque vers 1800, Mlle Lenormand de son prénom Marie-Anne Adélaïde s’impose comme voyante exceptionnelle. Elle crée son Tarot basé sur les mythes grecs, la numérologie, la kabbale et l’astrologie. Toute l’Europe des puissants a défilé dans son salon.

 

Alors aujourd’hui qu’en est-il du Tarot, et comment se décompose-t-il ?

 

A/ C’est un jeu de cartes, passetemps ou jeu d’argent

B/ C’est un support divinatoire utilisé pour la prédiction et la divination

C/ C’est un support de réflexions, ésotérique, symbolique et métaphysique, utilisé par l’homme pour mieux se connaître en utilisant les sciences sacrées

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A LA RECHERCHE DU TAROT PERDU. LES TABLETTES D’HERMÈS

Robert Mazlo

Edition  Ramuel 

 1998

Au XIIIe siècle, en pleine Inquisition, apparaît en Occident sous la forme bouffonne d’un jeu de cartes, un ensemble de 78 images étranges et mystérieuses groupées sous l’énigmatique nom du Tarot. Nul jusqu’à présent, n’a pu connaître leur véritable origine qui remonte à la nuit des Temps, puisqu’on retrouve déjà la même iconographie symbolique et sacrée sur les parois des grottes dites « préhistoriques ».

 

Ce mystère, un des très rare avec le Yi-king chinois et la Géomancie africaine, à nous être parvenu dans son intégralité et son schéma d’origine, continue, depuis plus de 700 ans, à fasciner les occidentaux. Il contient en effet sous forme codée toute la Sagesse à laquelle aspire l’homme : L’équivalent de la Pierre philosophale des Alchimistes.

 

Ce récit rédigé à la manière des contes alchimiques, alliant l’irrationnel au rationnel, pourrait dérouter au premier abord, mais très vite, la Magie opère, acheminant le lecteur à travers les 22 arcanes du Tarot, vers la Voie…

Un excellent roman qui allie les arcanes du Tarot, l’alchimie, l’hermétisme, le voyage initiatique, le mystère et la magie.

 

L’auteur, dans la lignée de Pacioli, de Cellini et de Jamnitzer, a été initié aux codes et aux secrets de l’Alchimie des formes dans les écoles et les ateliers d’orfèvrerie. Il y a été promu Maître d’Art. En tant qu’orfèvre, ses bijoux sont exposés dans les musées et parent des femmes du Monde entier. Il signe là son premier ouvrage, aboutissement de plus de trente ans de recherches sur la signification des images et de la structure du Tarot.

Atelier de joaillerie Mazlo – 3, rue des Menus- 92100 Boulogne sur Seine

 

andrḖ bretonle jeu de marseille - tarot

Le Musée CANTINI DE MARSEILLE

MUSEE CANTINI

 2003

Le Musée Cantini présenta, l’été 2003, le célèbre Jeu de Marseille des surréalistes offert à la Ville par les héritières du poète, Aube Elléouët-Breton et sa fille Oona après la vente aux enchères de la collection André Breton, en souvenir de Varian Fry, responsable du Comité américain de secours aux intellectuels qui avait obtenu leurs visas pour les États-Unis avec ceux de nombreux artistes réfugiés à Marseille.


Cet ensemble, rarement exposé, a une dimension particulière en raison du lien étroit de ces œuvres avec Marseille : les vingt-deux projets (dessins, gouaches, aquarelles) pour les cartes ont été conçus en 1941, pendant l’exode, par André Breton et ses amis surréalistes, Victor Brauner, Oscar Dominguez, Max Ernst, Jacques Hérold, Wifredo Lam, Jacqueline Lamba, André Masson et Frédéric Delanglade à la Villa Air-Bel, à la Pomme, où ils étaient réfugiés, attendant leurs visas pour les États-Unis. Chacun des huit artistes tira au sort deux cartes, et l’œuvre collective resta longtemps anonyme.


Pendant l’hiver 1940 – 1941, un « Comité Américain de Secours aux Intellectuels », animé par Varian Fry, hébergea André Breton, son épouse Jacqueline Lamba et leur fille Aube à la Villa Air-Bel dans la banlieue de Marseille et vit passer beaucoup de surréalistes : Victor Brauner, Oscar Dominguez, Max Ernst, Jacques Hérold, Wifredo Lam, André Masson, Benjamin Péret, René Char ainsi que des personnalités proches du mouvement, Tristan Tzara, Victor Serge, Arthur Adamov, René Daumal.

C’est grâce à ce comité qu’André Breton, Victor Serge et Claude Lévi-Strauss purent embarquer en mars 1941 sur le Capitaine Paul Lemerle pour rejoindre un mois plus tard les États-Unis via la Martinique. Les suivirent Max Ernst, André Masson, Marc Chagall et bien d’autres artistes intellectuels sauvés par Varian Fry. C’est durant ce séjour dans la cité phocéenne que fut conçu le Jeu de Marseille. Pour les surréalistes le jeu est d’essence libre et celui-ci, par le plaisir que l’on y trouve, sera exalté en de nombreuses occasions.
C’est en 1940 – 1941 à l’occasion de leur refuge à Marseille, qu’à l’initiative d’André Breton quelques membres du groupe surréaliste dessinèrent un nouveau jeu de cartes qui prendra le nom de Jeu de Marseille. Considérant comme archaïque et éculée la symbolique du tarot traditionnel aux références liées à l’Ancien Régime et aux revers militaires, André Breton voulut y faire entrer sa propre hiérarchie de valeurs.


Parmi les personnalités qui, tirant au sort les personnages, dessinèrent ce jeu, figure André Breton qui dessina la serrure et le poulpe de Paracelse pour évoquer le mage de connaissance. Jacques Hérold dessina Lamiel et Sade, Jacqueline Lamba représenta la roue de la révolution et Baudelaire, André Masson fit la Religieuse portugaise et Novalis, Victor Brauner s’occupa de mettre en image Hélène Smith et Hegel, Wifredo Lam dessina Alice et Lautréamont, Oscar Dominguez dessina Freud et l’étoile noire du rêve, Max Ernst, Pancho Villa et l’as de flamme.


Toutes les cartes furent reprises et exécutées par Frédéric Delanglade et publiées dans le numéro 2 de la revue V.V.V. à New York en 1943. Le jeu fut édité en coffret par André Dimanche en 1983 et reproduit dans le catalogue de La Planète affolée en 1986.


Ce livre comporte le coffret édité par André Dimanche en 1983 avec les 54 cartes de ce Jeu de Marseille / Tarot dessiné par les surréalistes.

 

ANDRḖ BRETON - ARCANE 17 DU TAROT

André Breton

Edition Pauvert

1989

Pour A. BRETON (Pape des surréalistes devant l’Éternel) l’amour et la beauté mène à la poésie et à la liberté. Pour lui tout le paysage bruisse du mouvement de milliers d’ailes assimilé au tourbillon de la pensée et des images et tout cela nous mène vers l’Arcane 17 du tarot : L’Étoile.

 

Cette Étoile nous fait découvrir que seule la récolte est créatrice de lumière et cette lumière ne connaît que 3 voies : la poésie, la liberté et l’amour Dans ce livre André Breton révèle le voyage initiatique qu’il a vécu, vers ses 25 ans, en traversant Paris la nuit avec son Etoile (la femme qui l’accompagnait), ainsi il s’initia ou fut initié aux mystères de la nuit et des monuments parisiens tel le cimetière des innocents, voyage plein de poésie, de charme, de secret mais de trouble également. Il fut marqué à vie par cette balade nocturne et c’est ce qu’il dévoile dans ce livre. Cette présence féminine à ses côtés, lui fit prendre conscience de sa féminité, de son intériorité, de ses instincts, de ses désirs mais aussi de ses intuitions qui tout au long de sa vie le guideront dans ses écrits surréalistes. Cette Etoile ou Arcane 17 sera toujours à ses côtés pour le guider, elle sera son Maître intérieur et sa muse.

 

Etre au monde, c'est à la fois voir le monde et le penser. Ainsi, devant l'un des plus beaux spectacles naturels _ celui de la côte de la Gaspésie, au Canada _, Breton n'en commence la description que pour s'abandonner bientôt au va-et-vient entre le paysage physique et son paysage mental. La Beauté est là, toute visible, mais, à l'intérieur, la réflexion de cette beauté se double de celle de la femme aimée, et la beauté + l'amour entraînent nécessairement Breton vers ce qui en est inséparable: la poésie et la liberté. Entre ces quatre pôles, tout le présent, alors, est mis en jeu dans la montée d'une question qui, en partant de la catastrophe de la guerre mondiale, pose le problème du destin de l'homme. A un moment tout le paysage bruisse du mouvement de milliers d'ailes, et de même ce livre où le lent tourbillon de la pensée et des images nous élève souverainement vers l'Etoile (l'Arcane 17) pour découvrir que: " c'est la révolte même la révolte seule qui est créatrice de lumière.

Et cette lumière ne peut se connaître que trois voies: la poésie, la liberté et l'amour qui doivent inspirer le même zèle et converger, à en faire la coupe même de la jeunesse éternelle, sur le point moins découvert et le plus illuminable du coeur humain ".

Arcane 17, écrit par André Breton pendant son exil en Amérique du nord pour fuir la seconde guerre mondiale et la répression de Vichy (qui le visait personnellement), dévoile ses réflexions, ses inquiétudes et ses espoirs sur le devenir du monde et de la civilisation occidentale. Ce livre fut rédigé au Québec et commence par la description de l’île Bonaventure, un sanctuaire d’oiseaux de mer battu par le vent et les vagues, dont la vision suscite une stupeur admirative mêlée de réminiscences. En ce lieu hors du temps, Breton se souvient de ses grandes émotions passées (exemple : le souvenir de drapeaux rouges et noirs brandis par la foule lors d’une manifestation, etc.) et s’ouvre aux grandes douleurs, incarnées par une femme qui a beaucoup souffert et que Breton a rencontrée en Amérique (Breton ne la nomme pas mais il s’agit sans aucun doute possible d’Elisa Claro, qu’il épousera après-guerre). André Breton, avec le recul que permet la distance, songe à l’Europe et aux conditions de son redressement : pour lui, il est essentiel de repenser notre manière de considérer et d’apprendre l’Histoire, et de remplacer les valeurs masculines qui ont précipité le monde dans le chaos de la guerre (Junger est cité par Breton comme le héraut lyrique de la violence et de la destruction) par les valeurs féminines, incarnées par l’innocence de la femme-enfant et la naïveté dans l’art (Arcane 17 contient un vibrant hommage au facteur Cheval).

 

Je cite : "Cette crise est si aigue que je n'y découvre pour ma part qu'une solution : le temps serait venu de faire valoir les idées de la femme aux dépens de celles de l'homme, dont la faillite se consomme assez tumultueusement aujourd'hui". Néanmoins, même lorsque Breton disserte sur l'essence de la liberté (qui pour lui ne doit pas être confondue avec les enjeux de la libération du territoire national), ses réflexions diffèrent nettement de simples considérations philosophiques sur la civilisation écrites en temps de guerre : elles sont à chaque fois transcendées par de multiples évocations (invocations ?), parfois fort longues, de grands mythes fondateurs de la figure féminine (Isis, Mélusine -il est intéressant de souligner l'absence d'Eve et l'hostilité de Breton envers la mythologie et les prêtres chrétiens [exemple : évocation négative et méprisante des prêtres tentant d'approcher Elisa Claro pour l'aider à faire face à ses malheurs]) et des forces supérieures cachées derrière les apparences.

 

On sent, en permanence, la volonté de Breton d’accéder à la dimension mythologique comme s’il voulait régénérer l’humanité à sa source même. Il ne cesse de chercher des correspondances (parfois de manière trop obsessionnelle et c'est sa seule faiblesse) et d’en signifier le sens, s’appuyant sur l'occultisme (via la magie et le mythe d'Osiris - la révélation de la formule "Osiris est un dieu noir" est fortement soulignée et constitue un pivot du livre) et sur les arcanes du tarot, dont certaines sont longuement décrites comme des paysages oniriques faisant sens. Breton confie également avoir foi dans les génies poétiques et dans les esprits inconnus supérieurs qui ont guidé ses pas (permettant des rencontres essentielles) et toujours l’ont rattrapé au moment où il allait trébucher et chuter. Il y a clairement, chez Breton, une quête de spiritualité et une exigence de vrai courage (André Breton cite Pierre Brossolette, en exemple d'homme qui a su faire face au danger et prendre le risque de résister) pour défendre (Breton évoque alors Hugo et La fin de Satan dans la conclusion d'Arcane 17) la Poésie, la Liberté et l'Amour.

 

La lecture d’Arcane 17 n’est pas aisée car la pensée de Breton se déploie en spirale, brassant les mêmes thèmes avec de nombreuses digressions qui ôtent toute linéarité au texte, et explicite peu ses références. Ainsi, la prose poétique de Breton, tout en étant d’une grande beauté car à la fois extrêmement précise et riche d’images, peut dérouter le lecteur qui ne serait pas déjà familier de l’œuvre et de la pensée de Breton, notamment dans sa dimension occulte. Il faut en fait accepter de se laisser emporter et de s’immerger dans ce texte sublime, que Breton a complété par un court appendice « Ajours » afin de préciser ou d’actualiser les éléments de sa réflexion à la lumière de la Libération, qui suscita l’inquiétude de Breton en raison des compromis acceptés par le peuple de Paris, en lequel Breton avait placé ses espoirs de révolution. Breton y déplore le retour du sentiment nationaliste (en citant Eluard et Aragon, tous deux contaminés !) et insiste sur la nécessité de redonner un sens à la vie (de la "repassionner") pour éviter de succomber à l'attrait de la fureur guerrière (dont Breton admet et déplore la grandeur, en évoquant Junger)

 

Arcane 17 démontre aussi que la guerre a été un creuset de la pensée d'André Breton et que le surréalisme ne peut être pleinement compris si on néglige l'arrière-plan des deux guerres mondiales successives. En conséquence, Arcane 17 est daté et appartient à une époque. Plus qu'une faiblesse, cela prouve que la pensée d'André Breton n'est pas une pure construction intellectuelle (ce qui peut parfois lui être légitimement reproché tant Breton a manifesté un esprit de "système") : elle émane d'une expérience intensément vécue dans une époque intensément troublée. Arcane 17 est un ouvrage fondamental car il constitue une sorte d'aboutissement de la pensée d'André Breton, qui éclaire rétrospectivement tout le développement historique du surréalisme.

 

arcanes du tarot

LE KA D’OR

ARCADIA

 2006

10 volumes comportant plus de 3 500 lames de tarot, en couleur du plus ancien au plus récent.

 

Un vrai parcours initiatique, parcours fait de beauté de réflexion, de méditation et de recherche tout comme St Jacques de Compostelle, ces arcanes nous enseignent comment et pourquoi nous avançons dans cette voie spirituelle que nous avons choisie.

 

arcanes majeurs & art chimique

Jean d’ambre

EDITION Ramuel

 1998

Ce livre présente les vingt-deux arcanes majeurs du tarot sous un aspect alchimique. Alchimie qui est ici déclinée sous ses aspects électromagnétique, magnésie, lumière astrale, astrologie et magique.

 

Un très bon travail sur les rapports des tarots et de l’alchimie.

 

ARCANE  13  DU  TAROT,   ARCANE SANS NOM      -     CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCḖE

 Georges Flour

 Arcadia

 2016

Cette petite chronique sur l’arcane 13 du Tarot n’a pas d’autre but que de vulgariser le symbolisme de la mort, représenté par cet arcane. Pour en connaitre davantage sur les tarots en général, je vous donne rendez- vous au chapitre 22 de la Biblio.

 

Parmi les 22 arcanes majeurs du Tarot de Marseille, l’arcane 13 est le seul qui n’a pas de nom, seulement un numéro : 13. Cet arcane symbolise ce que l’on appelle dans le langage courant LA MORT.

 

*Mort-Renaissance, passage, évolution, révolution, et tout autre nom que l’on donne à cette thématique. Voyons cela de plus près : Depuis sa création vers 1420 (1e tarot appelé Visconti-Sforza), cet arcane n’a jamais eu de nom, ni de symbole, ni de livret explicatif, seulement le graphisme d’un squelette avec une faux ou un arc.


Il a fallu attendre 1790 avec Etteilla pour y trouver des débuts d’explications, des symboliques et des directions. Pour ma part, et afin de construire une thématique autour de chaque arcane, j’ai privilégié l’alchimie, la numérologie, les lettres hébraïques, l’astrologie et l’astronomie ; le Yi King, les oghams, les runes, la Franc-maçonnerie, les chakras, les traditions chrétiennes, égyptiennes, grecques, les pierres précieuses, les mythes, le symbolisme et l’herméneutique.

Si cette Grande  Faucheuse, cette Camarde représente la mort, c’est pour avoir un nom commun que tout le monde accepte. Dans la réalité, chacun y mettra son symbolisme personnel qu’il appellera : changement d’état, passage, Renaissance, évolution spirituelle, transformation positive, transmutation, métamorphose, ultime initiation, porte étroite, fusion, etc. Certains rites maçonniques procèdent d’ailleurs à une dramaturgie de la mort : La mort du vieil homme et la naissance de l’homme nouveau – la mort d’Hiram et sa transmutation-palingénésique – mort spirituelle par décapitation dans la caverne du 9e etc. – Les rites templiers mettent au centre de leur rituel la mort. Mort de Jacques de Molay brulé en 1314 sur l’ile aux juifs et la mort des assassins du Grand Maitre de l’Ordre, Philippe le Bel et le Pape Clément V, mort en 1314, puis du secrétaire de Philippe le Bel :  Enguerrand de Marigny  qui lui aussi mourut en 1315 pendu au gibet de Montfaucon –

 

La faux que tient le squelette coupe l’utile et l’inutile, elle nettoie le superflu qui encombre le chemin initiatique et met de côté les éléments qui vont fertiliser sa materia prima. Les peintures murales du néolithique expriment à travers les squelettes peints sur les murs et les grottes, des scènes de trépas et en font des scènes d’un passage joyeux vers un au-delà paisible. Cela peut rappeler la formule de St Pierre Damien (1072), formule adressée aux vivants : « Vous êtes ce que nous avons été, vous serez ce que nous sommes ». Au risque de me répéter, cette mort symbolique n’est pas une fin mais un recommencement, une renaissance, une nouvelle vie, un nouveau départ. Les yeux que l’on ferme en ce monde, s’ouvrent dans un autre monde. Le sage ne craint pas ce moment, car pour lui, mourir c’est savoir.

 

Il y a une grande similitude entre cet arcane sans nom et l’arcane du Fou. L’un est sans nom, l’autre sans numéro, il est simplement dénommé Fou/Mat/ Ka d’Or. Tous les deux expriment ces passages/cycles, Mat veut dire mort et tous les deux échappent à l’enfermement pour voyager sur les ailes de la liberté, de l’immortalité et de la légèreté, ayant quitté les pesanteurs terrestres. Ce sont les deux seuls arcanes représentés en marche ou en  mouvement dans le Tarot.

 

Les mythes attachés à cet arcane 13 sont les Carnavals dont l’étymologie est : Carna et vale : Carna est la déesse de la chair, son époux est Janus dieu des portes, c’est une déesse protectrice-  Vale signifie quitter, s’en aller, changer de comportement. Ainsi les carnavals invitent à l’amusement, au sexe et au défoulement avec la déesse de la chair. L’origine des carnavals remontent à Eleusis, où se pratiquait un rituel de fêtes en l’honneur de Déméter la déesse de l’agriculture et mère de Perséphone. Beaucoup de participants se déguisaient en squelette et se mélangeaient avec les vivants. Le rite celtique du 1e Novembre reprend cette symbolique avec une légende accompagnant une danse macabre. Dans tous les carnavals on  trouve des masques derrière lesquels les participants peuvent se cacher et se défouler sans se faire connaitre, on y trouve également des squelettes, des danses, de la musique, de l’alcool ou du vin et beaucoup de bruit, l’origine est grecque, rappelant les bacchanales et les rites dionysiaques. La mort ouvrait et fermait les carnavals. Au Moyen-Âge, les carnavals duraient entre 3 et 7 jours, à Venise le carnaval durait 6 mois. A la fin du carnaval, l’effigie du Roi du carnaval était brulée puis un squelette parcourait la ville s’assurant que tout le monde était chez soi. Enfin la période du Carême pouvait commencer.

 

Lorsque l’arcane du Fou rend visite à la Grande Faucheuse, il est étonné, ainsi pouvons-nous entendre le dialogue suivant : Le Fou : Comment t’appelle t-on ? La Grande Faucheuse : On m’appelle la mort, mais en réalité, je n’ai pas de nom, et si je fauche, ce n’est pas pour couper, mais pour rassembler ; je rassemble les morceaux épars de l’homme qui a vécu plusieurs morts ; je suis son guide vers le ‘’Grand Passage’’, le passage vers la vie intemporelle. Tu le sais pour l’avoir senti dans ta chair, je suis ‘’passage’’, de la mort vers la vie, je suis le vrai porteur de lumière, je suis Devenir, présent dans l’eau de vie et je suis le grand ‘’Rassembleur’’, je suis l’échappée vers la Sagesse. A ce moment-là, la mort, squelette de chair se transforme en squelette de lumière, à la blancheur éclatante…Oui, je suis Lumière, je suis ta Lumière et c’est pourquoi, comme moi, tu peux, à jamais, abandonner ‘’ le bandeau de l’initié’’ et regarder la lumière en face, découvrir la lumière de l’invisible ; cette lumière qui va te projeter vers le ciel par le centre de la Croix. C’est la raison pour laquelle ma faux est devenue un arc. Le Fou entendant cela se dissout dans le Vide, le centre du Soi, sombre tunnel de la caverne initiatique, tourbillon insensé des existences éphémères. Assoiffé d’absolu, le Fou tombe vers le haut, dans la lumière aveuglante du Tout, au centre immobile de la Croix. Je suis lumière d’étoile dit encore la Mort, superposition d’Etoiles, l’étoile du Compagnon, l’étoile à huit branches de l’ange de vie (arcane 17) étoile à cinq branches de l’homme divinisé (Vitruve). Je suis toutes les étoiles puisque je suis toutes les lumières. Le Fou termine alors cette visite totalement transformé par la Mort qui rassemble.

 

L’arcane 13 est en correspondance avec les Oghams celtes et les Runes nordiques. L’Ogham dans la tradition celtique est une écriture secrète et un langage de signes réservé aux initiés, c’est également un système de symboles utile en magie et en divination. Il est aussi appelé ‘’alphabet des arbres ou oracle des Druides’’ car ses 25 lettres correspondent à un arbre ou un végétal qui sont autant de signes de l’invisible à déchiffrer. L’arcane 13 nous fait pénétrer dans ce langage.  5 Oghams sont en relation avec lui, il s’agit de : Le Fearn qui est l’Aulne – Le Straif qui est l’Epine noire – Le Ruis qui est le Sureau – Le Mor/Eamhancholl qui est la Mer -  L’Ioho qui est l’If –

Le Ruis appelé Sureau est connu pour ses capacités de régénération, il est également l’arbre de la mort et de la Renaissance, il est associé aux énergies chtoniennes.

 

Le Fearn appelé Aulne est un arbre au symbolisme complexe, il est à la fois, Eau, Terre et Feu, il est masculin et féminin, il est l’arbre des vivants et des morts physiques et initiatiques, il figure l’Axis Mundi reliant le visible à l’invisible, les vivants et les défunts. Il est l’arbre des deuils intérieurs et des ruptures de vie débouchant sur de nouveaux cycles, une nouvelle vie. C'est un soutien cosmique ;

 

L’Ioho appelé If, symbolise la Renaissance et le cycle des réincarnations, des rituels funéraires ; il est l’arbre-symbole des cimetières. Les romains dédiaient l’If à Hécate déesse des Enfers et des mondes invisibles.

 

Mór ou Eamhancholl appelé La Mer est le dernier Ogham, il correspond à l’eau des mers, les océans, il représente la matrice primordiale, le début et la fin de toute chose ; Il synthétise tous les autres oghams. Il représente aussi le Cosmos, l’inconscient individuel et collectif, les naissances, les transformations, les morts et les renaissances, il est l’Inspir et l’Expir cosmique.

 

Le Straif appelé prunus spinosa ou Epine noire. Cet arbre est connu en médecine traditionnelle, ses fruits sont riches en vitamine A, B, C, ainsi qu’en tanin, potassium, calcium et magnésium. Un de ses symboles est la douleur (épine), les difficultés, les obstacles et les épreuves. Selon certains théologiens chrétiens, ses épines auraient servi à la fabrication de la couronne d’épines de Jésus. Il est l’arbre des magiciens, des chamans car étant réputé être un bouclier contre les mauvais esprits. Les baguettes en bois d’épine noire sont réputées comme talisman bénéfique et apotropaïque. Son côté négatif le met en affinité avec la foudre, l’orage, la malchance, le destin et la lune noire, mais aussi avec la magie noire et les liens occultes.

 

A côté des Oghams, les Runes nordiques occupent une place importante de par l’ancienneté de leur Tradition. Etymologiquement les Runes évoquent le mystère, le secret, elles représentent la Connaissance. Connaissance que le dieu Odin reçut des Nornes pour la donner aux hommes. Au-delà de leur usage pour l’écriture, les mots et les phrases, les différents ‘’Futhark ‘’ ou alphabet runiques, étaient utilisés en magie et en divination. Vectrices d’énergies sacrées, les runes représentent une voie privilégiée pour comprendre l’héritage spirituel de la tradition chamane du Nord de l’Europe. Elles nous donnent des clefs de sagesse et des ouvertures sur les mystères du Tarot. L’Arcane 13 est en correspondance avec 3 runes : Naudhiz, rune de la patience, de l’acceptation des valeurs fondamentales, elle symbolise le dénuement, la tempérance mais aussi la mort initiatique et la renaissance. Le serpent est la représentation de Naudhiz, son mystère et son ambivalence, comme celui de l’arcane 13, lui confère un statut à la fois de crainte et d’attirance. Iwaz ou Eihwaz, 2e rune. Cette rune symbolise clairement l’arbre If, cet arbre des morts que nous avons trouvé dans les Oghams. Cette rune servait surtout à la magie, son environnement astrologique est le signe du scorpion avec sa planète Pluton, alliée au symbolisme austère de Saturne, qui d’ailleurs évoque dans son glyphe la faux de la mort, celle qui fait tomber les illusions, enlever l’inutile pour ne garder que l’essentiel. La 3e rune est Perthro ou Peorth, c’est la rune du hasard, du destin, des sortilèges et des cycles, elle puise sa force et ses prédictions dans les légendes nordiques, la magie, le chamanisme et le Grand livre des Changements. Sa correspondance avec l’arcane 13, se fait naturellement, ayant les mêmes objectifs et les mêmes cycles de métamorphoses pour ceux qui franchissent le Styx sur la barque de Chiron pour rejoindre les Walkyries et les Nornes.

 

Les pierres en correspondance avec l’arcane 13 sont : Le Lapis Lazuli – L’Améthyste – L’Aventurine – La Calcédoine – Le Topaze – Le Saphir et l’Opale – (L’influence de ces pierres est décrite au grand livre du Tarot d’Arcadia) –

 

La numérologie de l’arcane 13 nous renvoie à Jésus avec ses 12 apôtres .C’est à dire 12+Jésus=13. C’est le chiffre ambivalent de la chance ou de la malchance. Le 13 symbolise le cours cyclique de l’activité humaine, tour à tour employé pour le bien ou le mal, cycle errant, aveugle, mortel ou bénéfique. Le 13e chapitre de l’Apocalypse est celui de l’Antéchrist. Le 13e siège appelé périlleux est celui des chevaliers de la Table ronde. Il y a aussi Jacob et ses 12 fils. Ulysse est le 13e compagnon de son Odyssée, il reviendra à Ithaque vainqueur après de multiples obstacles et changements d’états. Le 13 est le chiffre de la matière 1+3=4. Le 13 symbolise un nouveau départ 12+1. De par son dénaire(10) et son ternaire(3), le 13 marque une évolution fatale vers la mort et l’achèvement d’une vie. D’une façon générale ce chiffre correspond à un recommencement après une fin de cycle. On est entre l’éternel retour et le rocher de Sisyphe.

 

Le sablier de cet arcane, tout comme celui qui est dans le cabinet de réflexion, nous indique que le temps humain, linéaire, nous est compté, il mesure le temps profane rappelant le caractère éphémère de toute vie qui doit tendre vers la Réalisation d’un être de lumière. Ce symbole nous ramène à une réalité essentielle : la gestion permanente du relatif, du temps de toute existence qui se déroule dans une durée relativement courte.

 

Le 7e chakra ‘’Sahasrara’’ appelé coronal est en correspondance avec l’arcane 13. Etant placé au sommet du crâne, il est la porte d’entrée et de sortie vers le céleste, le divin, les mondes supérieurs invisibles. A partir de ce chakra, l’âme va opérer une nouvelle mutation, un nouveau cycle, une renaissance spirituelle et suivant les croyances de chacun, cela peut déboucher sur une réincarnation, une résurrection, une transmigration ou tout simplement vers une nouvelle vie. Ce chakra favorise la méditation, la conscience cosmique et l’illumination. Arrivé à ce chakra l’homme est au bout du voyage.

 

En Alchimie le symbole de l’Arcane 13 est TM (Tête de Mort), il symbolise la calcination et la putréfaction. La calcination est la purification et la pulvérisation des corps par le moyen du Feu extérieur qui, en désunit les parties, les réduisant en poudre (chaux) et séparant ou évaporant l’humide qui les liait. Les alchimistes appelaient cette phase : Purification ou purgation ‘’per igno, per igni’. Parallèlement à la calcination, se fait la putréfaction qui est une mise en solution de matières pour les cristalliser.  C’est le symbole de la materia prima mise à mort qui doit d’abord se putréfier, puis se calcifier, enfin se pétrifier. A ce moment-là il n’y a plus d’agitation, c’est le calme absolu, la sérénité. La matière peut évoluer vers un changement réel et profond. Pour parler plus clair, l’homme doit, à partir d’une prise de conscience et d’un vouloir, se purifier, s’inverser, se transformer, se transmuter en se débarrassant de ses scories et, d’une vie banale il doit se changer en Être de Lumière. Ces phases alchimiques peuvent être comparées à une méditation où l’adepte après le tumulte doit faire cesser toute agitation et c’est dans ce calme que se fait le travail intérieur.

 

En Astrologie, le signe zodiacal de l’Arcane 13 est le Sagittaire (Nov.-Déc.), son élément est le feu, sa planète Pluton et son métal est le fer. La création de ce signe est due au centaure Chiron qui fut tué d’une flèche en sauvant Hercule. Il est lié aux ténèbres de l’Automne à l’hiver. Sa flèche, symbole de rapidité représente la persévérance, l’honnêteté, la maitrise et la concentration, elle relie le ciel et la terre par son éclair. En Franc-maçonnerie cette flèche rappelle l’éclair de Ziza sur la clé d’ivoire. C’est une alliance du matériel et du spirituel, de l’équerre et du compas. L’homme est un pontife qui joue le rôle d’intercesseur et de transformateur entre les énergies supérieures et les énergies humaines, il est le lien entre les vivants, les morts et les renaissances.

 

La lettre MEM, 13e lettre de l’alphabet hébraïque, est en correspondance avec l’arcane 13. Cette lettre représente les eaux et la Terre où tout meurt et où tout renait. MEM est proche de la lettre Mayin, qui veut dire : eau. Mem symbolise également la mère, l’origine, l’illusion, la mort, la fertilité, la mer et tout ce qui est fécond et formateur. Annick de Souzenelle écrit : « La lettre Mem attire l’esprit dans la matière et le concrétise par la naissance, il implique une mort au sens de la matière pour constituer le germe qui se prépare à la naissance, vers une vie nouvelle ». L’Arcane 13 a son sentier, le 24e, il relie Hesed à Tipheret, c'est-à-dire de la clémence à la beauté, l’harmonie, il est aussi le passage de la connaissance secrète vers l’Amour et le cœur.

 

Dans le Yi King chinois, l’hexagramme N° 46 représente bois et terre, cet hexagramme tout comme l’arcane 13, symbolise la mort et la naissance qui sont une évidence dans toutes les traditions initiatiques. Bois et Terre expriment la matérialité ainsi que la moisson qui germe après une mort de 6 mois dans la terre. Ces épis de blé que l’on retrouve également à Eleusis, constituent la colonne vertébrale du squelette.

 

Dans la Tradition chrétienne, le texte de Jean nous dit : « En vérité je vous le dis, si le grain de blé qui tombe en terre ne meurt pas, alors il reste seul, si au contraire il meurt, alors il porte des fruits en abondance. Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui cesse de s’y attacher en ce monde la gardera éternellement ».

 

Dans l’Apocalypse la 1e mort est celle du cycle des réincarnations : « L’ange enfin jeta sa faucille sur la terre, il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve où il coula du sang – Apo. XIV- 19 :20 – Au sujet de la 2e mort : «  le vainqueur n’a rien à craindre de la 2e mort »  - Apo II – 11 -  Sur la mort/délivrance : «  Les hommes recherchaient la mort sans la trouver, ils souhaiteront mourir mais la mort les fuira – Apo IX, 9 -   La mort transformation évolutive : «  Les ames de ceux qui furent égorgés pour avoir écouté la parole de Dieu » - Apo VI, 9 -  « Heureux les morts qui meurent pour le Seigneur » Apo. XIV, 13  -

 

En conclusion de cette petite chronique sur l’arcane 13. Lorsqu’on étudie le Tarot initiatique, on peut et on doit en rechercher la pluralité dans les diverses interprétations et traditions. Au sujet de l’Arcane 13, on peut dire que c’est l’Arcane de la mort physique – Arcane d’un passage dans un autre monde  -  Arcane d’une Renaissance et d’une métamorphose  -  Arcane d’une mort initiatique  -  L’Arcane d’un changement d’état et de comportement, dans sa vie professionnelle, sentimentale, pécuniaire, spirituelle ou physique, changement positif ou négatif  -   Arcane qui peut représenter une évolution, une transformation, un changement de cap, une amélioration ou une dégradation   - Il symbolise aussi les cycles de diverses traditions qui parlent de Samsara, d’éternel retour et de portes vers un au-delà enchanteur.  De toutes les façons cet Arcane doit être interprété avec une optique optimiste et jubilatoire  -   Bon voyage dans l’Arcane 13   -

 

ASSAN F. DINA ou LE SPHINX DES AVENIÈRES

Pascal Hausermann

Edition Yva Peyret

 1994

Assan F. Dina est à la fois un de ces sages orientaux, capable de maîtriser les événements par son seul esprit, et un de ces savants fous, capable d’expliquer, dans une théorie globale, les secrets de l’existence. Il n’hésite pas à se lancer dans une aventure des plus incroyables pour retrouver les traces du Graal ou les mines du roi Salomon.

En 1904, Mary Wallace Schillito, une jeune américaine riche et mélancolique, née en 1876, visite les alentours de Genève. De passage aux Avenières, elle est saisie par l’exceptionnelle beauté du panorama. Instantanément sa décision est prise. Elle fera bâtir ici le sanctuaire qu’elle rêve de dédier à sa sœur cadette

1907: Lancement de travaux colossaux. Les lourdes pierres de Bourgogne sont charroyées une à une.

1913 : Parmi les hôtes invités au Château des Avenières, arrive Assan Farid Dina, astronome émérite, doté d’une créativité bouillonnante, préoccupé d’assyriologie, ingénieur inspiré, il a parcouru le monde. Il épouse Mary Wallace Schillito en 1914. Dès lors il se consacrera entièrement à l’aménagement du Château.

Les abords sont façonnés en gigantesques ailes de papillons et égayés de Sphinx, de figures mythologiques, de grottes et de bassins souterrains reprenant le symbole mercurien. Assan Dina mettra en oeuvre aux Avenières et ses environs deux techniques révolutionnaires : l’eau courante et l’électricité.

Mais la grande oeuvre de Dina reste la Chapelle dans laquelle il tente l’impossible synthèse du savoir universel. Tarots égyptiens, kabbale, signes du zodiaque, divinités, philosophie et religions s’entremêlent en une vaste mosaïque ponctuée d’or. Il mourra dans des conditions obscures, lors d’une ultime croisière en mer Rouge. L’ouvrage contient les mosaïques du Tarot égyptien qui est encore en excellent état. Assan très féru de mystère avait une prédilection pour ce tarot qu'’il fit ‘’mosaïquer ‘’ dans une petite chapelle à côté du château et dans laquelle de très nombreux symboles ésotériques côtoient et le tarot et l’alchimie.

 

En 1907 la construction du château commence sous l'égide de Mary Shillito, la commanditaire. Elle est conseillée par sa "secrétaire" et amie, Marcelle Sénard. Elle s'achève en 1913.Cette même année Mary et Assan se connaissent déjà et ils décident de se marier à Paris. Le mariage est célébré le 22 janvier 1914 à 17h45 à la mairie du XVème arrondissement. Assan a 43 ans. Il serait extrêmement intéressant de connaître la liste des invités à ce mariage, en réponse au faire-part spartiate, minimaliste, de Mary et d'Assan. Marcelle Sénard est-elle présente, ainsi que leurs amies parisiennes ? Stewart et Wallace Shillito, les oncles de Mary Shillito, ne font pas le voyage des Etats unis d'Amérique car ils désapprouvent cette union. Béatrice Shillito, la cousine qui joue le dernier acte à la mort de Mary, est-elle présente ?

 

Quel coup de tonnerre dans ce microcosme féminin lesbien irréductible ! Quel drôle de retournement de situation ! Pourquoi Mary a-t-elle posé ses yeux et arrêté son regard sur cet homme dépeint de manière fort peu élogieuse par une amie américaine de Mary Shillito, dans son livre autobiographique publié en 1932 Assan était très petit, mais plutôt fort, avec un visage aux traits lourds. Les yeux noirs écartés, un peu à la Picasso, brillaient d'un violent et sauvage éclat. Tout au fond de ses prunelles on aurait dit qu'un feu brûlait en permanence... Il avait une grosse tête enfoncée entre les épaules, le visage pâle au ton d'ivoire, marqué de profondes rides. La bouche, aux lèvres curieusement épaisses et pendantes, rappelait quelque monstre marin, avec quelque chose d'assyrien pour tout dire..."Mabel décrit bien là des traits dus à l'ascendance indienne de son père. Ses yeux, sourcils et paupières sont typiques de l'Inde, ainsi que son teint de peau. Le reste du visage, par contre, est conforme au visage français de nos terroirs. La description de Mabel révèle aussi toute l'indifférence, voire l'animosité et le dégoût qu'Assan Dina inspire à certaines femmes proches de Mary Shillito. Cette description témoigne également d'une immense intolérance vis-à-vis de l'autre, de l'étranger. Elle la condamne sans appel. Celle-ci doit avoir du mal à convaincre ses amies de son intérêt pour Assan Dina, voire, si le mot n'est pas excessif, de son nouvel amour, d'une nouvelle sorte d'amour aussi, car cette fois il s'agit d'un homme.

 

Quelle trahison ! Mary Shillito est atteinte d'un amour d'homme. "Je n'ai fait que l'accepter avec le reste du château, comme dans l'ancien temps on aurait pris un bouffon ou un nain... Il vivait à l'étage où il déchiffrait nuit et jour des tablettes de pierre (assyriennes). Il n'apparaissait qu'au repas, le regard perdu et absorbé à table, l'esprit tout occupé d'antiquité je suppose... Il parlait rarement et semblait toujours absorbé par ses pensées. Lorsqu'il parlait, c'était à propos des Anciens et il lui arrivait de faire, à l'occasion, des déclarations sur les races et sur notre propre race aryenne, qui réfutaient toujours nos anciennes convictions. «Ce passage de Mabel est très riche de renseignements. Il montre tout d'abord qu'Assan Dina s'isole lorsque Mary Shillito "reçoit" ses amies. Il ne les intéresse pas, mais la réciproque semble aussi vrai car "il a le regard perdu, il est absorbé dans ses pensées, il parle rarement"... Ces dames frivoles, repliées sur elles-mêmes dans leur narcissisme, ne doivent guère l'intéresser. On peut le comprendre. Mabel perçoit aussi le déconditionnement de la pensée d'Assan Dina, déconditionnement par rapport au nôtre, évidemment, car "il réfute toujours nos anciennes convictions". Mary Shillito, quant à elle, semble avoir trouvé le nouvel ancrage qui lui manque.

 

Elle reçoit toujours ses anciennes amies, mais elle donne une place grandissante à Assan Dina dans sa vie. Lui, de son côté, a su également arrêter son regard sur elle, la femme au visage ingrat, aux traits lourds, elle, Mary Wallace Shillito. Si Wallace est bien un nom anglo-saxon qui s'est même fait un blason, Shillito ne serait-il pas l'américanisation d'un nom indien, d'Amérique cette fois ? Ne retrouve-t-on pas cette ascendance dans la lourdeur de ses traits ? Quoiqu’il en soit pour Mary la séparation de son ancien monde se poursuit. Sa "secrétaire", son amie de coeur, l'amie de sa sœur, sa Violet par contumace, note le changement et perçoit la nouvelle emprise dans l'esprit et le coeur de Mary. Il n'y a plus d'issue, Marcelle abandonne la partie et se retire du château des Avenières l'année où Mary se marie. Mary Shillito a 35 ans et Assan Dina 42 ans.

 

 Les cartes de tarot d'Assan ou Amina Dina, leur message privé : Au début de ces pages nous avons vu que les mosaïques dans la chapelle d'or sont signées A.DINA 1917.Assan Dina publie en 1917 un livre signé A-F DINA, pour Assan Farid Dina. Il est alors logique de penser que la signature des mosaïques signe la maternité d'Amina à ce projet, et non une paternité dévolue à Assan, comme il en était le cas dans les études fragmentaires précédentes. Vous avez vu les 22 lames dans la chapelle bleue, surmontées d'un ciel azur piqué de l'or des constellations. Elles vous ont emmené dans la chapelle d'or, le naos qui renferme l'image du divin. Amina donne là son message métaphysique et symbolique sous forme d'images et de hiéroglyphes divers. Mais ce message est à usage privé. Le château des Avenières n'est pas un lieu public. Seuls les visiteurs amis peuvent bénéficier de la lecture de ce message, avec certainement comme privilège supplémentaire un commentaire éclairant du concepteur. Il faut nous arrêter un moment sur le temps nécessaire à la conception et l'élaboration de ces mosaïques, ainsi qu'aux modifications à entreprendre pour que l'écrin, la chapelle, puisse recevoir ce message.

 

Concevoir un Tarot entièrement est une chose fort longue. Les tribulations d'Oswald Wirth, que nous avons rencontré au début de notre visite, en témoignent. Un an ou plus de réflexion ont dû être nécessaire pour aboutir à cette formulation graphique des lames, même si le thème de chacune d'elle est une reprise du tarot dit "de Marseille", comme celui du roi de France Charles VI (1380-1422. Ensuite il faut passer à la réalisation matérielle. Le choix technique d'emploi de mosaïque surprend. On se serait d'avantage attendu à des fresques,  choix plus classique. Il faut resituer ce choix dans le contexte de cette époque, où il y avait une véritable frénésie de redécouverte des techniques anciennes. Beaucoup de fronton de bâtiments à Paris à cette époque réutilisent de la mosaïque. Nous avons évoqué Salomon Reinach un peu plus haut. Un de ses deux frères, Théodore, met en oeuvre des mosaïques pour décorer les pièces de sa fameuse Villa Kérylos, construite de 1902 à 1908 en bord de mer à côté de Nice. Comme pour cette villa, Assan doit faire appel à des ouvriers italiens pour la mise en oeuvre de cette technique. Deux années sont peut être nécessaires pour la réalisation matérielle des mosaïques. Du début de la conception jusqu'à l'achèvement, il faut raisonnablement trois années, ce qui fait remonter en 1914 l'arrivée d'Assan Dina dans le monde de Mary Shillito, et peut être même aussi au château des Avenières.

 

ASTROLOGIE  -  B.A. – BA

A.M. d’appremont

 EDITION PARDES

 1999

Science traditionnelle, hier, pratique controversée en Occident, aujourd’hui, l’astrologie laisse rarement indifférent. Depuis la nuit des temps, les hommes observent le ciel, tentant de découvrir sur la voûte étoilée leur propre destinée. Immense dessin symbolique, le ciel peut délivrer bien des messages.

Encore faut-il apprendre à les déchiffrer. L’astrologie ne se comprend pas en termes d’influence planétaire, mais de système de correspondances qui guide l’homme et lui permet de comprendre sa destinée.

Les méthodes de lecture sont nombreuses et doivent le conduire sur la voie de la transcendance, vers l’affranchissement de ses conditionnements.

Signe de l’impact de l’astrologie, les grands ce monde ont toujours consulté, et consultent encore – ce qui rend bien nécessaire la compréhension des arcanes astrologiques pour saisir certains événements ou décisions mondiaux.


Depuis l’étude du caractère jusqu’aux champs d’application de l’astrologie – qui comprennent le domaine relationnel, l’astrologie mondiale, médicale, la météorologie, en passant par toutes les recherches en cours, ce B.A. – BA de l’astrologie propose une approche concise, synthétique, précise de cette pratique.

Il se propose précisément de retracer l’histoire de cette astrologie dite moderne en montrant la variété de ses voies d’accès. Par ailleurs, d’une manière plus opérative, il fait le point sur les techniques prévisionnelles et pose les limites quant aux informations fournies sur le futur, et le déterminisme ou la fatalité qui en découlent. Le lecteur néophyte découvrira ce qui constitue tout à la fois un art et une science, dont il ne soupçonnait peut-être pas la richesse, la validité, la solidité intemporelle, quant au praticien, cette synthèse pourra lui ouvrir de nouveaux horizons.

 

Le dernier champ d'action utilisé et connu de l'astrologie est le plus controversé, même si tout astrologue ayant quelques années d'expérience pratique ne peut que se rendre à l'évidence - sans même s'attarder sur les nombreuses études statistiques que l'on peut aisément consulter - que dans ce domaine aussi, cela fonctionne : la prévision dans le temps des expériences à venir pour chacun dans les différents domaines de la vie est possible, même si ce ne sont... que des pistes.

 

Plutôt qu'évènements à venir, le terme exact est plutôt expériences ou ressentis à venir, dans la mesure où l'astrologie, par la comparaison du thème natal et de la carte du ciel à la date de prévision, par un certain nombre de règles, permet de cerner la qualité des champs d'énergie et leur localisation dans chacun des domaines de la vie (travail, santé, vie affective, biens matériels etc.), en étant conscient qu'un évènement identique n'est pas perçu de la même façon par plusieurs individus : la conséquence plutôt que la nature de l'expérience à venir pourra être appréhendée par l'astrologie.

 

Avec des limites : la détermination n'existe pas comme s'accorde à penser l'ensemble des intervenants en astrologie. Plutôt que déterminisme et fatalisme, le mot exact pour décrire l'activité de prévision serait probabilité, ou même seulement probabilité de ressenti, sachant que lorsque le ressenti est fort, il se traduit par des évènements concrets la plupart du temps. La meilleure façon de décrire la partie prévisionnelle de l'astrologie serait de la considérer comme une météorologie et rien de plus.

 

ci-contre lithographie de Johfra – les Gémeaux

 

ASTROLOGIE -  DE LA PSYCHANALYSE A L’ASTROLOGIE

André Barbault

Edition  du Seuil  

 1961

De St Jerôme et St Thomas d’Aquin à Jung et Mounier, en passant par Goethe et Balzac, l’astrologie compte bien des amis, voire d’adeptes fervents, parfois secrets. Par un paradoxe qui n’est pas à la gloire de notre époque, c’est au moment où elle conquiert dans le monde entier, et sous une forme souvent scandaleuse, le public de la grande presse, que les écrivains et autres philosophes n’osent la regarder en face.

 

C’est pourquoi cet ouvrage d’André Barbault  remet les pendules à l’heure, il part des données du psychisme, telles que son expérience de la psychanalyse les lui a livrées. Dynamique, symbolique, générique, dialectique sont confrontées avec les méthodes astrologiques. Dans l’étude de l’inconscient, les astres apparaissent comme le reflet de l’homme, de ses tendances, de ses complexes, de sa libido.

 

Tout le mérite de cet ouvrage tient dans les réponses qu’il donne à la grande question du déterminisme. L’astre et l’homme, saisis ensemble dans le même mouvement, abolissent la fausse notion de causalité rigoureuse, car l’astre apparaît signe de l’homme, comme l’homme est le signe de l’astre.

 

On peut donc n’avoir jamais ouvert un livre d’astrologie et lire cet ouvrage dont la portée est considérable. En psychologue, André Barbault démontre que l’astrologie n’est ni le seul, ni l’impérieux, fatal miroir de la destinée humaine, et qu’elle la représente mieux que beaucoup d’autres pseudo-science qui se disent astrologiques.

 

ASTROLOGIE ET RELIGION AU MOYEN-ÂGE  -  DE LA GUERRE A LA PAIX

Denis Labouré

Editions Spiritualité Occidentale

2018

La publication aux Editions Spiritualité Occidentale de l’excellent mémoire de Master 2 de théologie de Denis Labouré soutenu sous le titre Eléments pour lire la Concordantia astronomie cum hystorica narratione du cardinal Pierre d’Ailly à l’Université de Lorraine est une opportunité d’étudier la place de l’astrologie dans l’histoire occidentale.

 

L’arrière-plan de ce travail, annonce d’emblée Giuseppe Giacomo Nastri, chercheur en physique nucléaire, dans la préface, est « l’opposition, au gré des circonstances historiques, entre la théologie, la science et l’astrologie ». Pour des raisons diverses et toujours contextuées, souvent politiques, l’Eglise a, dans l’histoire, tantôt combattu l’astrologie, tantôt fait alliance avec cette discipline traditionnelle, ce fut le cas à la Renaissance.

 

Il en est de même de la science qui aujourd’hui rejette l’astrologie sur la base de son approche expérimentale quand, à d’autres époques, elle l’associait à ses démarches. « Quand on analyse la théologie, la science, l’astrologie, la philosophie, la psychanalyse, etc., poursuit-il, il est essentiel d’en déterminer les limites respectives, car les intérêts et les exigences de l’homme peuvent être plus vastes que ceux que s’assigne chaque discipline.

 

Ainsi la théologie concerne la Révélation, la science ce qui tombe directement sous les sens, l’astrologie les rapports entre la voûte céleste et notre vie intérieure, la philosophie la distinction entre le contingent et le nécessaire, la psychanalyse l’inconscient…

Les experts dans ces différentes matières ont certes une largeur de vues qui leur permet de voir grand, mais non pas toujours de voir au-delà de leur domaine de compétence. Ils sont donc toujours tentés d’universaliser leurs méthodes, c’est-à-dire d’en exclure d’autres, jusqu’au refus de la nouveauté, du miracle. »

Dans l’Antiquité, les philosophes sceptiques avaient déjà alerté sur l’impossibilité de la preuve. En Amérique du Nord, aujourd’hui même, la prétendue rigueur scientifique est interrogée par les méta-analystes, les sciences quantiques posent le problème de l’expérimentation dans de nouveaux paradigmes et Ken Wilber, avec la démarche intégrale, invite à rechercher l’articulation et la complémentarité créatrices entre les disciplines, des sciences dites dures aux arts, plutôt qu’à les opposer. Le recours à l’épistémologie, (Que savons-nous ? Comment le savons-nous ?), est plus que jamais nécessaire pour favoriser la compréhension et cette créativité dynamique entre les disciplines source de toutes les avancées. Le choix du cardinal Pierre d’Ailly et de ce texte particulier Concordantia astronomie cum hystorica narratione, daté de 1414) s’inscrit en plein dans le contexte de la tension, variable, entre science, théologie et astrologie. Pierre d’Ailly, en effet, fait appel à une démarche empirique pour aborder l’astrologie, mais en même temps, il unit, précise Denis Labouré, « un temps astronomique et un temps eschatologique ».

 

Denis Labouré cherche à identifier les sources des débats, les repères, les contextes historiques, permettant de comprendre la pensée de Pierre d’Ailly. Il analyse le texte lui-même. Enfin la troisième partie de ce mémoire, évoque « les rapports entre la puissance absolue et la puissance ordonnée de Dieu tels que Pierre d’Ailly les envisage ».Notons qu’il est rare qu’un travail portant sur les rapports entre astrologie et théologie soit conduit par un chercheur maîtrisant les deux disciplines. C’est le cas de Denis Labouré. On sait l’importance du rapport au temps dans les questionnements ontologiques, toujours dans la perspective ouverte par la Concordantia, Denis Labouré pose cette question : «  Et si la nature déroule son devenir en toute autonomie, comment pourrait-elle nous renseigner sur les interventions de Dieu dans l’histoire ? Entre Dieu et le Livre du Monde, quel point de contact ? »

 

Les réflexions qu’il nous propose méritent que l’on fasse davantage que s’y attarder. Ainsi : « Le temps est une incessante succession de « maintenant » non additionnables (ils ne fusionnent que dans le psychisme, par la mémoire). Ils se substituent sans cesse l’un à l’autre en s’excluant. A chacun des moments de ma vie, un seul « est ». (…)L’éternité n’est ni la prolongation indéfinie d’un état présent, ni une succession indéfinie d’instants. L’éternité n’est pas une durée «  infiniment longue », c’est une durée sans longueur. C’est un unique instant, riche d’une vie sans terme, sans devenir. L’éternité, c’est la non-phénoménalité quant au temps. Si Dieu est éternel, c’est parce qu’il ne dure pas (ou parce qu’il dure toute sa durée à la fois).Il y a un unique existant que nous pouvons appeler « le monde-maintenant ». Le monde du « maintenant » précédent a disparu. Il est remplacé par « ce monde-maintenant » qui vient tout juste de lui succéder. Le souvenir même, qui en est la trace dans la mémoire, est un souvenir présent, une partie de « ce monde-maintenant ». Ce « monde-maintenant » est lui-même en train de passer, parce que « l’être-passant » est son essence même, pour être remplacé à son tour par un nouveau « monde-maintenant ». Et ainsi de suite indéfiniment

 

L’instant présent est ainsi le « lieu » (et le seul lieu possible) de notre délivrance. Il est le lieu même de l’éternel qui, seul, est vraiment « instantané ». Il ne comporte aucune succession, dont aucun « anéantissement », comme en témoigne l’irruption du « ciel nouveau » et de la « terre nouvelle ». Si la tradition chrétienne est opposée à l’idée d’une répétition des cycles à l’identique, à cause de l’unicité de l’événement-Christ dans l’histoire humaine, elle est aussi étrangère au dilemme « circularité ou linéarité ». La clef de cette conversion réciproque du circulaire et du linéaire, c’est l’avènement du Logos, l’éternité devenue temps afin que le temps devienne éternité. »Denis Labouré, par ce travail rigoureux, réintroduit le discours symbolique pour briser le clivage entre deux crispations, l’une scientiste, l’autre théologique. L’astrologie peut alors se constituer comme un espace de liberté où la science et la théologie, respectueuses d’elles-mêmes, et conscientes de leur spécificité, de leurs forces, mais aussi de leurs limites, peuvent renouer un dialogue fécond, repoussant les frontières des savoirs en offrant de nouveaux paradigmes.

 

Citant la tradition biblique – le Deutéronome (18, 9-22) et le prophète Jérémie (29, 8-15) –, le Catéchisme de l’Église catholique condamne ainsi « la consultation des horoscopes et l’astrologie » parce qu’elles « recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées » Les Pères de l’Église ont dû à leur tour réfuter l’astrologie pour sauvegarder la liberté de Dieu et celle de l’homme. « Il leur fallait réfuter l’idée païenne d’un “fatum” (destin, en latin) qui serait écrit quelque part et auquel l’homme serait soumis », rappelle le jésuite Dominique Salin, qui enseigne la théologie spirituelle au Centre Sèvres, à Paris.

 

Au Moyen Âge, même si certains grands astrologues étaient des hommes d’Église, l’astrologie se voyait toujours reprocher d’entretenir une conception déterministe du destin et un désir idolâtrique de maîtriser l’avenir. « Thomas d’Aquin ne condamnait pas l’idée que les astres puissent avoir une influence sur le comportement humain », rappelle Yves Lenoble, enseignant à l’École d’astrologie parisienne Agape. Mais pour lui, c’était « une abomination devant l’Éternel » d’accorder de l’importance à cette éventuelle influence. « Loin de nous laisser impressionner par la fatalité que propagent les astrologues, libérons-nous, et diminuons les astres », enjoignait-il à un autre théologien, Réginald de Piperno : « Qu’ils nous éclairent et nous aident, mais sans toucher notre pleine responsabilité et liberté. »Imprégnés de cette longue tradition, les chrétiens se gardent généralement de lire les rubriques astrologiques. « Aucune revue née dans le groupe Bayard ne propose d’horoscope », confirme le P. Patrick Zago, assomptionniste et ancien membre du directoire du groupe de presse propriétaire de La Croix. « L’attitude chrétienne juste consiste à s’en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute curiosité malsaine à ce propos », poursuit le Catéchisme de l’Église catholique.

 

Le débat s’est toutefois un peu déplacé aujourd’hui, bon nombre de personnes, dont des chrétiens, disant consulter un astrologue non pour décrypter leur avenir, mais pour mieux se connaître. De fait, l’astrologie se présente comme « une science du sujet et de la relation intersubjective, depuis la seconde moitié du XXe siècle », explique le sociologue Claude Fischler, directeur du centre Edgar-Morin, qui a participé à l’ouvrage collectif La Croyance astrologique moderne. Une astrologue expliquera par exemple au visiteur que « Saturne en Sagittaire met en évidence des qualités de développement spirituel, philosophique et moral, et cette configuration se trouve souvent chez des personnes attirées par la religion ». « Le thème astral ne dit pas comment le natif va se comporter mais ce qu’il y a derrière son comportement, ainsi que ses prédispositions, ses aptitudes », appuie Alain de Chivré, président honoraire de la Fédération des astrologues francophones. De nombreux astrologues se forment même en psychologie, se réclamant de la psycho-astrologie, forgée par le Franco-Américain Dan Rudhyar (1895-1985). C’est à ce courant que se rattache par exemple Christine Haas, chroniqueuse sur RTL. Comme d’autres psycho-astrologues, cette diplômée en psychologie clinique se défend de faire des « prédictions qui enferment » et préfère dire qu’elle énonce des « prévisions qui laissent beaucoup de souplesse », ne serait-ce que parce qu’elle donne « toujours plusieurs interprétations ».

 

« Consulter un astrologue va contre l’espérance chrétienne »Sous cet angle, l’astrologie serait-elle davantage compatible avec la pratique chrétienne ? Philippe Le Vallois, responsable de l’Observatoire des nouvelles croyances de la CEF, veille à bien distinguer l’astrologie prédictive – « qui relève de la divination et pose question quand elle devient une dépendance guidant chaque décision » – et la psycho-astrologie qui peut être, selon lui, « un outil pour mieux comprendre ses motivations, ses limites, et donc mieux se prendre en charge ».Habitué à entendre en confession de nombreux fidèles, le P. Xavier Lefebvre, curé de la paroisse parisienne Saint-Louis d’Antin, se montre pour sa part très ferme. « Qu’il s’agisse de psycho-astrologie n’ôte rien à la question de fond qui est de faire totalement confiance à Dieu pour la gouvernance de sa vie, y compris dans les épreuves. Consulter un astrologue, par téléphone, par Internet ou de visu va contre l’espérance chrétienne, affirme-t-il. Parfois les gens se sentent liés car une habitude s’est créée et cela provoque une inquiétude. L’enjeu est alors d’aider à revenir à la vertu d’espérance. »

 

IIe siècle : Ptolémée invente le thème astral individuel, à partir de la date de naissance.

 

IVe-Ve siècles : Avec la fin du monde romain, l’astrologie régresse. L’Église la condamne formellement lors des conciles de Laodicée (364 : pratique interdite aux prêtres) et de Tolède (400 : menace d’anathème quiconque « croit devoir ajouter foi à l’astrologie ou à la divination »). Saint Augustin (354-430), dans ses Confessions (livre 4, 3 et livre 7, 6), regrette son ancienne « passion pour l’astrologie ». Pour lui, les astrologues sont des « imposteurs »
et la piété chrétienne doit « repousser et condamner leur science ».

 

ASTROLOGIE  ÉSOTÉRIQUE

ALICE  A.  BAILEY

ÉDITION  FRANCO- SUISSE

 1971

L’astrologie est fondée sur une illusion car, le zodiaque n’est rien d’autre que la route imaginaire du soleil à travers les cieux. Le soleil ne se trouve pas comme on l’affirme dans aucun des signes du zodiaque, mais il semble s’y trouver lorsqu’il passe entre notre petite Terre et les diverses constellations à un moment donné ou à une saison particulière.

 

L’astrologie est essentiellement la présentation la plus pure de la vérité occulte donné au monde en ce moment, parce qu’elle est la science qui traite des énergies et des forces qui conditionnent et gouvernent le monde et qui agissent sur tout le champ de l’espace et sur tout ce qui se trouve dans ce champ. Connaître l’astrologie, ses énergies, ses explications et ramifications ésotériques ne peut que nous faire avancer dans notre besoin de curiosité et notre soif de connaissance sur ces mondes invisibles.

 

L’auteur développe les sujets suivants :

Le Zodiaque et ses rayons- les trois principes de base- les hiérarchies créatrices- la grande roue- nature de l’astrologie ésotérique- les centres et triangles de force- les croix et les signes- effets spirituels du Zodiaque- les triangles d’énergie et de force- les planètes sacrées et non sacrées- les centres planétaires et systémiques- les trois constellations majeures du Lion, du Capricorne et des Poissons- les trois croix du Christ Caché, Crucifié et Ressuscité- la nature et les divers aspects de la volonté- les 7 rayons- les énergies cosmiques et la Transformation

 

aSTROLOGIE – MYTHES  & SYMBOLES -   LA CLEF DE L’ASTROLOGIE 

 Claudine Briand

Edition Public Media 

 1999

Toutes les grandes civilisations ont fait référence à l’astrologie dans leur initiation. A différentes époques, l’astrologie n’était pas descendue au niveau matériel, c'est-à-dire au pouvoir et à l’argent, où elle a perdu son essence primordiale. Le but de ce livre, c’est de remplacer l’astrologie dans son contexte en utilisant les mythes et les symboles comme dans les anciennes traditions. C’est la clef du Sésame qui permet à tous, d’ouvrir les portes de la connaissance dans un langage accessible.

 

Le Christ s’exprimait en paraboles pour que chacun puisse comprendre ce qu’il voulait dire, ans son enseignement caché. La tradition nous a toujours été transmise en images sous forme de symboles, c’est ainsi que ce livre va permettre à chaque lecteur d’entrer dans l’histoire mythologique grecque, qui débouche sur l’histoire des hommes.

 

La mythologie est ainsi présentée comme une psychologie projetée dans la monde extérieur et intérieur, elle énonce toujours quelque chose. Chaque mythe aide à percevoir une dimension de la réalité humaine, ce qui importe, c’est d’en discerner à travers leur valeur symbolique, le sens profond de la réalité.

 

Les mythes s’intègrent dans notre vécu quotidien pour nous permettre de comprendre et d’expliquer les transformations profondes, les mutations intérieures et les élever à la lumière d’une vie dynamique et spirituelle. Pendant notre passage sur Terre, nous avons parfois à vivre des périodes plus difficiles que d’autres, car rien n’est figé, tout est en mouvement dans notre cycle de vie, en comprendre le sens, à travers notre propre thème, c’est déjà accepter de vivre cette période comme un chemin de Soi, rendez-vous à ne pas manquer. On pourra prendre l’image du cerf-volant qui après avoir atteint une certaine hauteur, redescend pour mieux reprendre son ascension.

 

Après avoir expliqué les 12 maisons astrales, l’auteur nous donne les clefs suivantes :

 

Bélier : Mythe de la Toison d’Or avec sa planète Mars et son mythe d’Arès

Taureau : Mythe du Minotaure avec sa planète Vénus et le mythe de Perséphone

Gémeaux : Mythe de Castor et Pollux avec sa planète Mercure et le mythe d’Hermès

Cancer : Rapport avec le Solstice d’été avec sa planète Lune et le mythe d’Artémis

Lion : Mythe d’Héraclès (gloire d’Héra) ou Hercule à Rome avec sa planète Soleil et le mythe d’Apollon

Vierge : Mythes de Déméter et d’Héphaïstos avec ses planètes Mercure et Cérès

Balance : Mythe de Thémis avec sa planète Vénus et le mythe d’Aphrodite

Scorpion : Mythe de Seth (meurtrier d’Osiris) avec sa planète Pluton et le mythe d’Hadès (dieu des enfers)

Sagittaire : Mythe du Centaure Chiron avec sa planète Jupiter et les mythes de Zeus et de Chiron

Capricorne : Mythe du 10e travail d’Héraclès (le troupeau de Géryon). Planète Saturne et mythe de Cronos.

Verseau : Mythe du 11e travail d’Héraclès (les pommes des Hespérides). Planète Uranus et le mythe d’Ouranos.

Poissons : Mythe d’Héraclès et son 12e travail (la capture de Cerbère). Planète Neptune et son mythe de Poséidon.

 

ASTROLOGIE - LES  12  TRAVAUX  D’HERCULE

ALICE A. BAILEY

EDITION  LUCIS

1981

Le grand intérêt manifesté actuellement pour la vie spirituelle justifie une étude comme celle qui est proposée dans cet ouvrage. On voit poindre dans la conscience de l’homme la réalisation croissante de sa divinité et le fait qu’il est réellement fait à l’image de Dieu. Il est donc possible aujourd’hui de brosser un tableau synthétique du progrès de l’âme, de l’ignorance à la paresse, du désir matériel à l’accomplissement spirituel, afin que la fin puisse être envisagée dès le commencement et qu’une coopération intelligente soit faite avec le dessein de l’âme, alors le pérégrin pourra poursuivre son chemin, la face tournée vers la lumière, rayonnante de joie.

 

Nous verrons que le récit des expériences dramatiques de ce grand fils de Dieu –Hercule ou Héraklès- nous offre justement un tel tableau de synthèse. Son histoire et ses travaux démontrent comment il joua un rôle d’initié sur le sentier.

 

Hercule représente le Fils de Dieu incarné mais non encore parfait, qui prend en main la nature inférieure et la soumet avec volonté à une discipline qui produira finalement l’émergence de la divinité.

C’est à un grand voyage à travers le zodiaque et sur son sentier de l’âme que nous convie l’auteur, avec comme fil rouge les 12 travaux d’Hercule :

 

1/ Capture des cavales mangeuses d’hommes

2/ Capture du taureau de Crète

3/ Cueillette des pommes d’Or du jardin des Hespérides

4/ Capture de la biche de Cérynée

5/ Massacre du lion de Némée

6/ Prise de la ceinture d’Hippolyte

7/ Capture du sanglier d’Erymanthe

8/ Destruction de l’Hydre de Lerne

9/ Extermination des oiseaux de Stymphale

10/ Destruction de Cerbère, Gardien de l’Hadès

11/ Nettoyage des écuries d’Augias

12/ Capture des bœufs roux de Géryon

 

ASTROLOGIELES TROIS FACES DE L’ASTROLOGIE, Sacrée, Profane et Scientifique

Gauquelin et J. Sadoul

Edition    Celt  

 1972

La simple contemplation de la voûte céleste suffit à déclencher une expérience religieuse, écrit Mircea Eliade. Le ciel se révèle infini, transcendant. La transcendance se révèle par la simple prise de conscience de la hauteur infinie, le Très Haut devient spontanément un attribut de la divinité, les régions supérieures inaccessibles à l’homme, les régions sidérales, acquièrent les prestiges du Transcendant, de la réalité absolue, de l’éternité. Les rythmes cosmiques manifestent l’ordre, l’harmonie, la permanence, la fécondité. Dans son ensemble, le Cosmos est à la fois un organisme réel, vivant et sacré.

 

L’astrologie est sans doute la première religion naturelle des hommes qui très vite constatèrent les attaches surprenantes qui unissaient la vie terrestre à la marche des grands astres que sont le soleil et la lune. Les prières qu’à travers les siècles les hommes ont adressées au soleil sont légions. L’une des plus célèbres est celle que le Pharaon Aménophis IV -1370-1352 -(Akhenaton), pharaon mystique qui tenta de remplacer la religion polythéiste par une religion monothéiste celle d’Aton, déclamait tous les jours en l’honneur de la divinité solaire cosmique.

 

La naissance du soleil a toujours été saluée avec joie et soulagement, car superstitieux, l’égyptien avait peur que le soleil qui mourrait tous les soirs, ne se réveille le matin, son lever étant salué par des prières et des hymnes de joie. De nos jours dans les grandes religions le début de la journée est salué par des prières de préférences tournées vers le ciel.

 

Le dieu lune a toujours régné dans l’esprit des peuples de l’Orient pendant des millénaires, en Mésopotamie le dieu lune avait plus d’importance que le dieu soleil, car vivant tard la nuit, la lune était présence protectrice et rassurante. Pour les Sumériens la lune était Sin, c’était le dieu à la barque sacré, le croissant qui vogue dans le ciel, vaisseau de plaisance avec lequel le dieu Ur se promène toutes les nuits au-dessus du désert. Les tablettes sumériennes de l’Irak nous ont restituées un très beau cantique au dieu-lune.

 

Cet excellent livre nous parle de :

L’astrologie et le sacré : L’harmonie des sphères, Plotin, Paracelse, Kepler, Jung, Abellio ; une vision religieuse du monde

L’astrologie et le profane : La Rome antique, le Moyen âge et la Renaissance, le XXe siècle

L’astrologie et la science : Stonehenge, les Chaldéens, le Dr Petiot, Paul Choisnard

Du cosmos aux planètes-Horloges : Le fleuve du soleil, le Temps, l’activité solaire, influences extra-terrestres, les métronomes célestes, les planètes et la réussite, les planètes de la chance.

Astrologie et astronomie : Les signes du zodiaque, les planètes, Mars, Jupiter, Vénus, Mercure, Jupiter, Lune,  Soleil, Pluton, Uranus, les maisons astrologiques.

 

ASTROLOGIE  - LE  ZODIAQUE  SYMBOLIQUE

Julien  Behaeghel 

Edition  MOLLS – Belgique

 1999

Le Zodiaque est un des plus vieux symboles de l’humanité, les premiers ont été découvert en Mésopotamie, puis est passé en Egypte où on le retrouve au plafond de Dendérah, enfin les Grecs le développe et le transporte à Alexandrie où vers -300 ans, Ptolémée va le développer considérablement et en faire une science astrologique qui deviendra astronomique au siècle des Lumières, car, depuis toujours l’Homme croit que son devenir est inscrit dans les étoiles.

 

Dans cet essai, l’auteur n’analyse pas le Zodiaque comme le ferait un astrologue mais bien comme un chercheur à la recherche de son âme. C’est de ce Zodiaque intérieur dont il sera question. Le Zodiaque qui résume parfaitement notre quête terrestre, notre voyage dans le temps, depuis notre naissance jusqu’à notre re-naissance.

 

Les 12 signes du Zodiaque sont les 12 yeux de l’Homme qui veut voir l’autre côté du réel, ce réel qui nous cache l’apparence des choses et des êtres.

 

Les 12 signes du Zodiaque sont les 12 portes du royaume de l’esprit, ces 12 portes de notre maison de lumière.

 

Chaque signe est présenté avec ses mythes, ses éléments, ses symboles, son histoire et ses rapports avec les autres signes.

Au sommaire de cet ouvrage de Julien Behaeghel:

Les 4 éléments du Zodiaque et le Zodiaque cosmogonique

L’Homme Zodiaque et son anatomie en fonction des signes

La spirale du Bélier  (21 Mars - 21 Avril)

Les cornes du Taureau  (21 Avril - 21 Mai)

Les Gémeaux-Jumeaux    (21 Mai - 21Juin)

La mort du Cancer      (21 Juin - 21 Juillet)

La force du Lion    (21 Juillet - 21 Août)

La Vierge oblative    (21 Août – 21 Septembre)

La Balance de justice      (21 Septembre - 21 Octobre)   

La mort du Scorpion       (21 Octobre - 21 Novembre)

La flèche du Sagittaire      (21 Novembre – 21 Décembre)

La chèvre-poisson du Capricorne     (21 Décembre – 21 Janvier)

L’onde de lumière du Verseau         (21 Janvier – 21 Février)

Le cordon ombilical des Poissons      (21 Février – 21 Mars)

 

ASTROLOGIE POÉTIQUE – PETIT  TRAITÉ  DES  ÉTOILES

Erik  Sablé

ÉDITION  MILLE ET UNE NUITS

 2010

Depuis toujours l’Homme observe le ciel et les astres et les pare d’histoires mythologiques qui racontent leur mystère. Comment né une étoile ? Dans quelles circonstances meurt-elle ? Erik Sablé rappelle que les grecs assimilaient la Voie Lactée à quelques gouttes de lait jaillies du sein d’Héra, la déesse mère, avant que Galilée n’établisse en 1609 qu’elle était une mer d’étoiles. Il introduit avec clarté la célèbre théorie de la relativité d’Einstein et expose de façon vivante tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les naines jaunes, les trous noirs, les supernovae, les pulsars, etc.

 

S’il puise ses références dans les dernières découvertes scientifiques, c’est pour mieux nous entraîner dans sa promenade philosophique et poétique.

 

Ce petit livre (3,50€) est passionnant et très riche en informations, il explique :

 

Une très ancienne fascination : le ciel et les étoiles  -  La Bible, le Coran, et les étoiles  -  De l’eau et des trous dans le ciel  -  Pierres chaudes et Lune froide  -  L’harmonie des sphères  -  Une musique venue de l’espace  -  Le nom des étoiles  -  Les météorites  -  Des signes dans le ciel  -  Des pierres sacrées  -  La pierre de Baal  -  Le Graal  -  Les comètes  -  Les éclipses  -  La terre tourne autour du soleil  -  L’âge de l’univers  -  La voie lactée  -  Naissance d’étoiles  -  La vie et la mort des étoiles  -  Les supernovae  -  Les pulsars  -  Les galaxies  -  Les poupées russes  -  Cosmologie indienne  -  La relativité générale  -  Les trous noirs  -  Le Bing Bang et la religion  -  Intolérance  -  L’expansion du cosmos  -  La forme du cosmos  - Les naines jaunes  - Le grand mystère  -  Qui détient la sagesse ?  -

 

ASTROLOGIE TRADITIONNELLE ET SYMBOLIQUE

Luc Audy

Edition Maison de Vie

 2005

Einstein aurait affirmé  que « l’Astrologie est, en soi, une science illuminatrice ». L’astrologie, science sacrée, signifie que le chercheur ou adepte doit par la connaissance de soi acquise au cours d’un long processus initiatique, faire le sacrifice d’attitudes naturellement égotiques. Ce savoir est directement  lié au degré de conscience ou d’évolution spirituelle de l’astrologue.

 

L’origine historique de l’astrologie occidentale contemporaine parait être babylonienne et égyptienne. Selon Diodore de Sicile, « les Chaldéens de Babylone étaient des émigrés égyptiens qui avaient appris leurs science astronomique de l’Egypte ».
 

Pour René Guénon « les deux traditions chaldéenne et égyptienne, seraient issues directement d’une seule et même source ».

 

Pour l’égyptologue E. Mayer, les égyptiens d’Héliopolis auraient élaboré un calendrier en l’an -4131, mais cette datation est controversée. Vers -2300, l’année égyptienne comporte 360 jours auxquels sont ajoutés 5 jours intercalaires réservés aux 5 principaux Neters ou Principes. Elle est divisée en 12 mois correspondant aux 12 dieux et à 3 saisons.

 

Ces 12 mois sont divisés en 36 Décans, chacun d’eux étant défini par le lever héliaque d’une étoile durant les 10 jours qui constituaient la semaine égyptienne.

 

A la même époque et toujours en Egypte, le jour fut divisé en 12 heures diurnes et 12 heures nocturnes, ces heures étaient appelées des « portes » et correspondaient aux 12 animaux sacrés qui ont donné naissance au Zodiaque tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Au 5e siècle  avant J.C. le philosophe grec Empédocle cite la théorie des éléments élaborée par les égyptiens, vers -400 Hippocrate déduit les 4 tempéraments des 4 Eléments. Vers -400 l’astronome chaldéen Kidinnu calcula la durée du mois lunaire à la seconde près. Les Grecs sont alors initiés par les Babyloniens à une astrologie qui n’est pas encore individuelle, sauf pour les Rois dont le destin est confondu avec le Royaume.

 

Vers -200 l’astrologie égyptienne se diffuse en Grèce grâce à Petosiris et Néchepsos, prêtre et Roi d’Egypte, à la même époque le prêtre babylonien Bérose instruit les grecs pour une astrologie individuelle.

 

Vers -220 le mathématicien et astronome d’Alexandrie  Claude Ptolémée, écrit un traité complet d’astrologie, sur lequel se sont appuyés tous les astrologues du Moyen Orient à l’Occident. Pour lui l’astrologie perd son sens sacré, diffusé aux initiés et pénètre tous les rouages de la société. L’effet positif est que l’astrologie accessible va influencer les grands penseurs juifs et arabes qui l’enseigneront dans les écoles philosophiques et religieuses et ainsi arrivera dans l’Occident chrétien.

 

ci-contre lithographie astrologique de Johfra

 

22 B

  

B.A- BA  du TAROT

C.  SEDILLOT

EDITION PARDES

 2003

Miroir de l’inconscient, le Tarot nous emmène dans un voyage hors des limites du visible et du tangible.


Cet ouvrage s’adresse aux débutants, aux néophytes et aux personnes averties. Chacun pourra, au fil des pages, trouver matière à découverte ou à approfondissement d’un langage mystérieux et révélateur : le symbolisme
T
oute pensée initiatique s’ordonne autour de signes et de symboles qui ne sont compris que par un petit nombre d’individus. Ces signes et ces symboles sont les composantes de chacun des 78 arcanes constituant le Tarot de Marseille.

 

Le Tarot est universel et ne connaît pas de frontières, car l’Art des images est un patrimoine collectif,  et personnel. Derrière le mode illusoire du Tarot se cache la réalité la plus profonde. Ne nous y trompons pas : au-delà des représentations fixes et immobiles qui le composent, le Tarot véhicule, à travers ses formes, ses couleurs, ses nombres, ses objets, ses attitudes, un monde dynamique en constante mutation.
L’auteur nous convie, par l’intermédiaire de cet ouvrage simple, structuré et précis, à découvrir le Tarot dans son intégralité : son origine, son fond et sa forme.

 


Communiquer avec le Tarot de Marseille et l’intégrer à la réalité humaine suppose un décodage de ses symboles, qui bien qu’universels appartiennent à une période et à une culture : Le Moyen- Âge. Pour bien comprendre le Tarot, la première démarche consiste à observer, à bien regarder les arcanes et à se laisser imprégner par leur magie, puis petit à petit les images venant, à réfléchir sur les divers aspects qui se présentent.

Tarot et Franc- Maçonnerie Régulière et Traditionnelle, véhiculent une même pensée traditionnelle et participent également à l’évolution de l’esprit de l’humanité dont ils sont des éléments moteurs. Leur finalité paraît même semblable : La Franc- Maçonnerie Régulière, école de spiritualité et de métaphysique dans son essence, a pour but la recherche et la compréhension de l’individu en lui-même et dans ses rapports avec l’ensemble, elle est fidèle en cela, à la célèbre devise socratique « Connaît-toi toi-même, et tu connaître l’Univers et ses Dieux ».

 

Le Tarot quant à lui, est avant tout un révélateur et un moyen d’investigation.

Les réflexions que l’un et l’autre proposent sur les signes et leurs possibles associations, apportent à l’individu des clés pour la compréhension de son être propre.

 

22 C

 

correspondances astrologiques

Henri LA CROIX – HAUTE

Edition LE MERCURE DAUPHINOIS

 2003

L’astrologie est à la fois une image dessinée du cours des astres et un art d’interprétation de leurs influences qui identifie les correspondances du mouvement des planètes avec les événements terrestres, la psychologie d’une personne, ses accidents de santé et ses guérisons médicales, les périodes fastes et néfastes de sa vie. Tout se passe comme si les astres exerçaient une influence sur les êtres vivants et gouvernaient leur destinée ; mais les astres aussi sont commandés par le Créateur suprême.

 

De même qu’on ne peut nier la médecine parce que l’art de guérir est imparfait, de même on ne peut nier l’astrologie parce que l’art de prévoir est soumis à l’erreur humaine. L’auteur nous dit que l’expérience, l’usure du temps et le privilège de l’âge devraient être les correctifs qui assurent une meilleure interprétation.

 

22 D

 

des symboles universels à la spiritualitÉ chrÉtienne à travers les tarots

Mircea milcovitch

Edition RETZ

 1991

C’est à travers l’étude des arcanes majeurs du tarot que l’auteur explique sa vision de l’ésotérisme chrétien. Alors que beaucoup de textes circulent sur la tradition symbolique et ses langages : Kabbale, alchimie, astrologie…, il n’en existe pratiquement aucun qui présente de façon accessible et complète l’aspect en apparence ésotérique du christianisme, ce christianisme qui est à la base même de notre civilisation. Il s’avère essentiel que, dans ce foisonnement d’ésotérismes, on éclaire enfin les origines hermétiques de la révélation chrétienne. Cependant cet ouvrage n’envisage pas le christianisme seulement comme un dogme ou un postulat, il s’attache aussi à démontrer d’un point de vue philosophique sa nécessité.

 

Il s’adresse autant au pratiquant chrétien qu’à celui qui cherche ce que l’on appelle la « signature de Dieu » dans les choses. Il permet à celui qui a une connaissance et une pratique exotériques du christianisme de les relier à son contenu ésotérique. Il fait un lien entre l’aspect évident du christianisme et son aspect caché. Fruit d’un long travail de recherche et d’un engagement déterminant de l’auteur, cet ouvrage nous livre un enseignement de première importance pour notre temps.

 

L’ésotérisme chrétien est une voie symbolique où l’Occident n’a rien à envier à l’Orient. Elle se suffit à elle-même, tout en s’enrichissant de ses contacts avec l’Orient et son ésotérisme. Il y est question d’une queste, de rechercher quelque chose de perdu, de retrouver un principe, une essence, une Tradition.  Les formes successives de la grande religion traditionnelle née en Occident, il y a quelques millénaires sont toutes reliées au même ésotérisme que l’on retrouve immuable à travers elles (L’Église romaine actuelle néglige de révéler, tout au moins à une élite, le sens profond de ses symboles, comme si elle en avait perdu elle-même la signification). Cet ésotérisme en constitue le cadre indéformable, la trame sur laquelle elles sont construites. Celui qui a pénétré dans les parties souterraines de l’édifice s’aperçoit que c’est sur les mêmes fondations que s’élèvent les temples successifs où les hommes sont venus prier.

(ex : Chartres -  Crypte – puits sacré druidique). En réalité, les fondations spirituelles de l’Église sont invisibles mais ce sont les mêmes qui servent depuis 6000 ans déjà.

Suivant l’astrologie, la masse populaire correspond à la lune, ce qui indique un caractère passif, incapable de spontanéité ou d’initiative. Le peuple profane conservant et transmettant à son insu des données initiatiques ressemble à l’apologue « l’âne portant des reliques » L’ésotérisme lui est représenté par le coq on le retrouve comme ornement au sommet des clochers des églises, il chante le « levé du jour »,  « l'apparition de la lumière ». L’exotérisme qu’il soit religieux ou autre ne va jamais au-delà des limites de la forme traditionnelle à laquelle il appartient. Ce qui dépasse ces limites ne peut appartenir à une Église comme telle, mais celle-ci peut seulement en être le support extérieur. L’ésotérisme lui ne se superpose pas ni ne s’oppose à l’exotérisme, parce qu’il n’est pas sur le même plan, il donne aux mêmes vérités et par la transposition dans un autre ordre supérieur, un sens plus profond. De là vient l'expression populaire de " passer du coq à l'âne"

 

Introduction aux évangiles : Un sujet compliqué quand on connaît l’obscurité qui entoure les premiers temps du Christianisme et les diverses modifications qui ont été apportées à toutes les époques dans les Évangiles. Quel constat,  peut-on  faire ? Nous avons aujourd’hui une religion et une tradition exotérique, qu’en était-il, au commencement du Christianisme ? La tradition Islamique nous met sur la voie en désignant le Christianisme primitif  comme une « Tarîqat» c’est à dire une Voie Initiatique donc ésotérique et non une « Charia » ou loi religieuse exotérique s’adressant à tous, qui fait allusion au droit canonique lui-même adapter de l’ancien droit romain, donc un apport extérieur  qui constituera l’ossature du Christianisme d’aujourd’hui. Une modification fut opérée dans les premiers siècles, d’un message ésotérique, dispensé par le Christ, nous retrouvons un peu plus tard, un message dilué plus lissé pour permettre au plus grand nombre de s’identifier à cette nouvelle religion. Ce qui va permettre de supplanter bientôt l’ancienne religion gréco-romaine, qui n’était plus adaptée aux contingences de ce temps nouveau.

 

L’Église Chrétienne dans ces premiers temps devait être une organisation fermée est réservée aux personnes qualifiées pour recevoir « l’Initiation Christique » avec ces Rites et Sacrements Initiatiques. Mais par la suite, l’admission d’un grand nombre d’individus non qualifié pour participer aux rites et sacrements de cette nouvelle église, ne fut plus compris  dans son essence et par-là même plus aussi opératif, bien que la Magie quant à elle fut toujours présente et disponible à ceux qui en avaient les Clefs. Nous comprenons là, le caractère inéluctable et le passage nécessaire d’une Tradition ésotérique à une Tradition exotérique pour permettre à la religion Chrétienne originelle de s’implanter dans ce « Temps Nouveau » en accord avec les Lois Cycliques.

 

On peut supposer que le Christianisme tel qu’on le connaît aujourd’hui dans sa forme traditionnelle, garde toujours en son sein une initiation spécifiquement chrétienne réservée à une élite qui ne peut  s’en tenir aux limitations inhérentes à la vision exotérique de la Tradition. En réalité les enseignements du Christ dans les Évangiles ont été modifiés sur la forme mais pas sur le fonds.

 

Pourquoi les 4 Évangiles ? Du grec Evaggelion - bonnes  nouvelles - ils furent écrits au milieu du 1ersiècle pour ce qui concerne les Évangiles dits canoniques (du grec kanôn - règle, norme). Le Canon Juif, dit aussi Palestinien, date de la fin du 1ersiècle et ne comporte que des livres en hébreux (Ancien Testament). Le Canon Catholique et Orthodoxe y ajoute quelques livres en grec. Pour le Nouveau Testament, 27 livres seront sélectionnées progressivement, les premiers vers la fin du 2èmesiècle. C’est en l’an 367 par Athanase (patriarche d’Alexandrie) que sera fixée la liste définitive. (Ce n’est qu’au Concile de Trente – 1546/1546 – que l’Église catholique a clos les discussions sur la définition du NT). Ceux qui ne seront pas retenus seront appelés apocryphes, mot dérivant du latin Crypto (caché, tenus secrets). Parce que ne répondant pas au canon de l’Église,  ils sont un ensemble de textes très divers qui commentent la vie et l’enfance de Jésus, la naissance de Marie, la vie et le devenir des apôtres. Mais aussi un aspect secret, gnostique et ésotérique de la religion chrétienne. 

 

On distingue deux types d’écrits : les Évangiles de l’Enfance et les Évangiles de la Passion. Ces écrits visaient à satisfaire la curiosité populaire quant aux périodes de la vie du Christ dont le Nouveau Testament parle relativement peu, telles les années cachées entre sa naissance et le début de son ministère ou la période qui s’étend entre la Résurrection et l’Ascension. Ils méritent pour certains d’être lus au moins une fois, car ils apportent parfois un éclairage complémentaire. Il suffit de se rappeler que le texte de l’Apocalypse a failli ne pas être retenu…

 

Les Écritures nous disent que Jésus choisit des disciples et les charges de transmettre son enseignement. Ceux qui reçoivent la Bonne Nouvelle, se hâtent à leur tour de la proclamer. Ainsi se constituent des chaînes de transmission qui se diffuse très vite. Mais une pure tradition orale court le risque de s’effilocher, de s’altérer. C’est pourquoi très tôt on se met à écrire. Ainsi sont nés les Evangiles. Les Évangiles ne sont ni une biographie, ni un récit historique, ni un traité doctrinal ; ils ont été écrits nous dit Jean (20.31) : « Pour que vous croyez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayez vie en son nom ».Les quatre Évangiles sont donc une annonce pour amener à croire. Ce ne sont pas des biographies du Christ, mais quatre témoignages sur sa personne, en qui les Évangélistes voient celui qui accomplit les Écritures. En effet, dans l’Ancien Testament, Isaïe reçoit la mission de « porter la Bonne Nouvelle aux pauvres » (Is 61.1), dans le Nouveau Testament, Jésus s’applique cette parole et se présente comme le messager de la Bonne Nouvelle.

 

On peut lire les Évangiles dans n’importe quel ordre. Soit en lecture suivie, soit par petites touches. Du plus simple, celui de Marc, à celui tout en beauté de Luc, en passant par celui de Matthieu édifiant un pont entre l’Ancien et le Nouveau Testament, au mystérieux message de Jean.

 

Le Tétramorphe : Le symbolisme est le langage de la Révélation, en ce sens que Dieu peut se communiquer aux hommes par l’intermédiaire de symboles cosmiques (universels ou scripturaires relatifs à l’Écriture Sainte et aussi de la Grâce et de l’inspiration Divine). C’est dans cette perspective que nous devons aborder le Tétramorphe car il s’agit d’un symbole révélé. Dans l’art chrétien, ces quatre Évangélistes sont représentés par le Tétramorphe (quatre formes) symbolisant leurs missions spirituelles. A chacun d’entre eux est associée une représentation symbolique qu’il convient d’aborder maintenant.

 

A Matthieu est associé le visage d’un Homme ou d’un Ange, car son Évangile commence par la généalogie de Jésus.

 

A Marc est associé le Lion, animal du désert, car il commence son Évangile par la prédication de Jean le Baptiste dans le désert.

 

A Luc est associé le Taureau, animal des sacrifices, car son Évangile débute avec la présentation de Jésus au Temple

 

A Jean est associé à l’Aigle, qui vole haut, car son Évangile commence par des considérations théologiques

 

Ces symboles se réfèrent à l’action quadruple de la Bonne Nouvelle : le Lion exprime la force d’action royale, la résurrection ; le Taureau, le sacrifice, la passion ; l’Homme l’incarnation, la naissance et l’Aigle le souffle divin, l’ascension. Les quatre Vivants symbolisent l’universalité de la présence divine, les quatre colonnes du trône de Dieu, le message du Christ, puis le ciel, le monde des élus, le lieu sacré, toute transcendance. Par ailleurs ces symboles proviendraient d’une vision qu’eut le prophète Ezéchiel près du fleuve Kebar, en Chaldée (aujourd’hui l’Irak) vers 592/593 avant notre ère : « Alors que je regardai, il vint du nord un vent d’orage, un gros nuage entouré de lumières éclatantes. Du feu sortait de lui en permanence et au milieu de ce feu miroitait du bronze. En son centre se devinaient la silhouette de quatre créatures vivantes. Elles avaient l’apparence suivante : de formes humaines, chacune avec quatre faces et quatre ailes. Leurs jambes étaient droites et la plante de leurs pieds ressemblait à un pied de veau. Sous leurs ailes, aux quatre côtés elles avaient des mains d’hommes…  chacune avait le visage d’un homme par devant… toute quatre une face de lion à droite, une face de bœuf à gauche… et la face d’un aigle derrière… .C’est ce prophète qui les nomma « Être Saints » et « Kerubim ».  Nota : La 1èrevision d’Ezechiel eut lieu pendant la cinquième année de la captivité du roi Jéhojakin à Babylone. Il se trouvait parmi les captifs près du fleuve Kébar en Chaldée, reliant Ur à Babylone. Les Chaldéens avaient détruit le Temple construit par Hiram, roi de Tyr et Salomon, roi d’Israël (Livre des Roi). La suite de la vision, Ezéchiel est invité à manger le Livre : « Fils de l’homme, nourris ton corps, rassasie-toi du livre que je te donne ».

 

De nombreux tétramorphe existent dans d’autres traditions, où ils semblent correspondre aux quatre points cardinaux et à l’ordonnance de l’Univers qui sont souvent divisés en quatre provinces, plus un centre. Ils expriment aussi parfois, les quatre éléments : la pensée hermétique assimile l’Aigle à l’Air et les activités intellectuelles ; au Lion, le Feu, la force, le mouvement ; au Taureau, la Terre, le travail, le sacrifice ; à l’Homme, l’Eau, l’intuition spirituelle. La sagesse antique avait tiré de l’énigme du Sphinx les quatre règles fondamentales de la condition humaine : le Savoir avec l’intelligence du cerveau de l‘Homme ; le Vouloir avec la vigueur du Lion ; Oser ou s’Élever avec la puissance audacieuse des ailes de l’Aigle ; se Taire avec la force massive et concentrée du Taureau.

 

D’une façon générale, le tétramorphe symbolise comme la croix un système de relations à partir d’un centre, entre divers éléments fondamentaux et primordiaux. Des quatre visages des Hayoth, les évangélistes tirèrent leurs symboles. On retrouve également cette représentation dans la lame XXI du tarot, arcane nommé le Monde. Dans l’Antiquité, chez les Babyloniens comme chez les Hébreux, on s’orientait face à l’Est (Dans la Bible, les Benjaminites -Benê-yamin -signifient les Fils du Sud). Donc leurs faces sont orientées : les quatre faces du Lion sont à droite, au midi, c’est-à-dire au Sud ; les faces de Taureau sont à gauche, au septentrion, au Nord ; les faces humaines sont tournées vers l’Ouest, et les faces d’Aigles, derrière, c’est-à-dire face à l’Est (Aigle pouvant supporter de regarder le soleil en face). Cette figure du Tétramorphe est sans aucun doute influencée par l’idée répandue dans l’ancien Orient des quatre gardiens du monde porteurs du ciel disposés aux quatre coins du firmament. Cette image repose elle-même sur les symboles stellaires (étoiles) du zodiaque.

 

Dans l’Apocalypse, quatre Êtres Vivants entourent le trône de Dieu. Il s’agit apparemment de la représentation sous une forme imagée des quatre signes zodiacaux de la « croix fixe » qui sont aujourd’hui le Taureau, le Lion, le Scorpion (remplaçant l’Aigle) et le Verseau (remplaçant l’Homme). Les signes médians correspondant aux quatre saisons. Ces quatre signes zodiacaux sont des temps forts dans le course du soleil car ce sont des périodes culminantes d’un cycle qui s’intercalent entre les équinoxes (21 mars – 21 sept) et les solstices (21 juin – 21 déc.) ; elles préparent les quatre saisons.

 

La quaternité est l’élément dominant des visions. Elle est déterminée par rapport au centre où se trouve le trône - feu - lumière. La quaternité est vivante ; elle est la vie. La croix est symbole de ce quaternaire. En effet, la caractéristique de la croix c’est d’être une figurée centrée. Elle est l’intermédiaire entre le carré et le cercle (Voir la croix pattée des Templiers, ainsi que la croix zodiacale avec les points cardinaux, les solstices et les équinoxes).  Le tétramorphe est figuré sur les tympans romans en amande avec le Christ au centre. Cette figuration reçoit toute sa signification que par cette présence au centre. C’est en effet Lui qui les anime, depuis la vie animale jusqu’à la vie angélique. Manifestement cette représentation est véritablement un archétype (modèle primitif) qu’on retrouve dans l’art pariétal (paroi) du paléolithique (-3 millions d’années à -10 milles ans) (grottes en France, Espagne, Europe centrale, etc.).  Le tétramorphe jalonne notre histoire de Sumer au 21èmesiècle et du Pérou à l’Europe.

 

Enseignement de Jean : Jésus ne dispensait pas un enseignement uniforme. Aux foules, il annonçait la venue du Royaume et prêchait la conversion, alors qu’il avait un enseignement réservé à ces disciples, à ceux qui avaient choisi de s’engager et de le suivre, aux 12 qui seraient ensuite chargés de proclamer partout le kérygme. Marc (4.34) nous dit : « Il leur parlait en paraboles. Mais à ses disciples, à part, il expliquait tout ».Avec certains d’entre eux, Jésus va plus loin ; il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, les appelés de la première heure, chez Jaïre, au moment des grandes manifestations (transfiguration, agonie) ou pour des révélations eschatologiques .Toute la méditation de Jean - le disciple bien-aimé - tourne autour de quelques mots chargés de sens qui reviennent souvent : le Berger, la Parole, la Vigne, la Manne, l’Eau Vive, le Consolateur, le Souffle, la Sagesse. Il redit sans se lasser des mots essentiels comme Vie, Amour, Lumière, Vérité, Gloire, Demeurer.  Le mot Amour notamment revient sans cesse, alors que, et c’est à souligner, il n’apparaît que deux fois dans tous les synoptiques, et encore dans un contexte négatif . Pour pénétrer cet enseignement dans sa partie ésotérique, il vous appartient désormais d’étudier attentivement les textes majeurs associés à Jean : l’Évangile et l’Apocalypse

 

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FEUX PHILOSOPHIQUES DES TAROTS   -   2 VOLUMES

Chalybe et Soléo  Vanndaëlle

Edition du Cosmogone

 2019

Des ouvrages sur le Tarot sont publiés régulièrement, la plupart ne faisant que reprendre ce qui a déjà été dit, d’autres proposant de stériles innovations.

Chalybe, avec ce travail approfondi, remet le Tarot à sa place dans le monde de la Tradition, à la fois comme art divinatoire, ou prophétique (dans un sens de la prophétie aujourd’hui oublié), comme expression de la « Médecine des trois Ordres de la Tradition Centre-européenne », connue notamment grâce à Paracelse, Raymond Lulle, Basile Valentin… et comme vecteur d’un savoir alchimique et d’une science du Nombre.

 

Chalybe propose une méthode, exigeante et rigoureuse, et une démarche. « Le modèle tarologique nous semble, dit-il, avoir été le suivant : La Conception, par l’Acte, a produit la Génération ; la Génération, par le Discours, a conduit à la Multiplication ; la Multiplication, par le Symbole, a délivré le Sens ou l’Expression.

 

Nous sommes conduits à admettre qu’il s’y cache une haute signification qu’il nous sera possible de découvrir lorsque nous aurons assimilé le sens symbolique et authentique de chaque Arcane et devons reconnaître que pour remonter et appréhender la Source ou le Concept qui a généré un Arcane majeur ou mineur, la démarche suivante sera nécessaire et indispensable… »

 

Il propose plusieurs séquences d’investigation ou chemins à partir de trois entrées :

Visuel → Image → Emblème → Symbole

Devise → Appellation → Nom → Discours

Ecoulement → Numéro → Nombre → Acte

« Afin d’éviter toute erreur interprétative, poursuit-il, il sera encore souhaitable de soumettre un sens symbolique que nous dégageons d’un élément, à un autre, cependant sans tenir compte de leur valeur hiérarchique : Symbole ↔ Discours / Symbole ↔ Acte /↔ Discours ↔ Acte »

 

Il insiste notamment sur l’attention nécessaire aux éléments absents, sur l’importance de la Lame Mat, sur la signification du Nombre, sur l’utilisation de la Clef et distingue sens littéral (Corps/Sel/Multiplication),  sens symbolique (Esprit/Mercure/Génération), sens sacré (Âme/Soufre/Conception).

 

L’ouvrage est organisé en cinq parties. Après « les concepts astrologiques », Chalybe étudie les clefs une à huit sous le titre « De la Lumière aux Ténèbres, les clefs neuf à treize sous le titre « Des Ténèbres au Néant », ces clefs dites cryptogrammiques sont abordées par les Nombres. Viennent ensuite deux autres parties, « Clefs secrètes des Tarots » et « Le Livre de la Connaissance ». Les Nombres constituent encore l’entrée privilégiée et ouvrent par enchâssement sur une cascade de sens. Mais Chalybe use aussi d’une géométrie occulte pour déterminer une autre lecture du Tarot en Livres ou Thèmes et Sujets pluriels correspondant à une Structure sacrée et ouvrant sur l’Alchimie.

 

« Depuis le début de cette étude sur l’Art divinatoire, nous avons toujours été dans l’obligation de retrouver à tout préalable, les Clefs symboliques qui permettent d’ôter les Sceaux des Arcanes ou Mystères, pour avancer de quelques pas vers la Lumière, accéder aux Vérités que nous soupçonnions enfouies, indécelables par tout autre moyen. Nous sommes, sur le seuil de la Philosophie naturelle ou ladite Alchimie, encore une fois soumis à rude épreuve pour en retrouver la Clef principale. Mais nous considérons que cette dernière Clef qui demeure scellée, préserve le véritable chemin de l’Ouvrage Philosophal, est assurément la plus ardue à décoder d’entre toutes celles qui sont nécessaires : parce qu’elle est une Clef Trinitaire, MERCURE-SOUFRE-SEL, qui décadenasse le Verrou de la Materia Prima, dans les entrailles de laquelle toutes les connaissances interdites aux réprouvés, l’entièreté des Trois Parties des Hautes Sciences Hermétiques ainsi que le Trésor le plus précieux que ce Monde recèle, qui est le Prix envié de la Victoire couronnant les seuls hommes de bonne volonté, s’offrent sans aucune résistance. »

 

Le second volume de cet ouvrage est iconographique. Renvoyant au premier volume, il propose des illustrations des Arcanes majeures puis mineurs. Ces œuvres originales de Soleo Vandaële, outre leur beauté, vont puiser directement à la source des arcanes pour en révéler les subtilités et profondeurs.

 

22 G

 

GRAAL  ET  TAROT

Yves  DESMARES

Edition  LA NEF DE SALOMON

 2001

Le mot Tarot apparaît pour la première fois dans la langue française chez Rabelais dans le chapitre XXII de son Gargantua, dans la liste des jeux favoris du jeune géant, puis une seconde fois au chapitre XXIII du cinquième Livre, celui de la quête de la quinte essence, analogue à celle du Graal.

 

Mais dès le prologue de Gargantua, il fait longuement référence au sens ésotérique des arcanes du tarot, le jeu italien des triumfi, en dissimulant/révélant ceux-ci sous le nom de « Silènes » - ces compagnons habituels du Triomphe de Bacchus étant alors définis, sous sa plume, comme étant, jadis, de « petites boites » (arcanum) peintes sur le dessus de figures frivoles et joyeuses… mais dans lesquelles l’on enferme de subtils parfums et autres choses particulièrement précieuses. Rabelais nous met ainsi en garde : sous le masque grotesque de son texte (et du tarot) se cachent d’autres niveaux de lecture. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il conseille au lecteur de « rompre l’os et sucer la substantifique moelle ».

 

Tarot, alchimie et quête du Graal…Trois voies qui en réalité n’en sont qu’une. Celle du Verbe, à laquelle nous invite cet essai d’Yves Desmares à travers les rapports qu’entretiennent les arcanes du Tarot avec les traditions orientales et occidentales. Un petit livre stimulant, d’autant qu’il s’agit moins d’un discours se voulant exhaustif et ordonné que de notes prises au gré d’une libre déambulation dans le jardin mystérieux des arcanes, laissant chacun libre de poursuivre à son gré le chemin ainsi ouvert.

 

Au sommaire de cet ouvrage on y parle de :

Court de Gébelin – Eteilla – Mde Lenormand – Le Saint Graal – Lucifer, le porteur de Lumière – Seth – Caïn – Joseph d’Arimathie – la Pierre – Grasset d’Orcet – les bêthyls – Luz – beithel – Géométrie de l’Arcane – La Croix – les mandalas – la Quinte Essence -  L’Islam – la Kaaba – la Kabbale – la Tétraktys – Ida et Pingala, les deux courants de la Kundalini – Le Monde et son Eden – les 22 lames du Tarot -

Une préface de Jean-Michel Mathonière enrichit l’ouvrage

 

22 H

 

HERGÉ AU PAYs des tarots

Pierre Louis AUGEREAU

EDITION Cheminement

 1999

Une lecture symbolique, ésotérique et alchimique de l’œuvre d’Hergé. Hergé qui a fait 22 albums, tout comme les 22 arcanes majeurs du Tarot.  On sait que HErgé avait une passion pour l’ésotérisme et à la lumière de ce livre on retrouve effectivement dans toute l’œuvre d’Hergé une symbolique très forte basée sur le paranormal, le tarot, l’ésotérisme, l’alchimie, les Évangiles, la Franc-maçonnerie, le taoïsme, les contes de fées et les mythes universels.

 

L’oeuvre d’Hergé, qui restera comme l’une des plus importantes créations de fiction du XXe siècle, a déjà suscité de nombreux commentaires d’ordre historique, psychanalytique, sociologique, politique.

Bizarrement, l’interprétation symbolique a été laissée de côté. Elle apporte pourtant un élément de réponse intéressant si l’on veut expliquer pourquoi cette oeuvre, traduite en 58 langues et appréciée par déjà quatre générations de lecteurs, est parvenue à franchir les frontières de l’espace et du temps.

Car chez Tintin, on est de plain-pied dans l’univers des mythes, des légendes et des contes de fées. Bref, dans le monde des symboles". Ainsi, dans sa préface, Pierre-Louis Augereau justifie-t-il les plus de 300 pages de son impressionnante lecture symbolique des albums de Tintin.

Un sujet ardu pour qui n’est pas un habitué des tarots. C’est pourquoi l’auteur prend-il son temps pour rappeler les bases de la symbolique, ses références dans l’histoire et la littérature. Jouant un rôle d’initiateur à la culture alchimiste. Il revit chacune des aventures de Tintin en la mettant en rapport avec les symboles qu’elle contient. "L’Etoile mystérieuse", par exemple. Vous vous souvenez de la scène du début ? La ville écrasée par la chaleur de la nuit ? L’astre mystérieux qui s’est installé dans la Grande Ourse, dont il devient la huitième étoile ?

Eh bien, à propos, saviez-vous qu’un tarot a pour nom "L’Etoile", qu’il est représenté "comme un diamant céleste au milieu de ses sept petites sœurs" et que c’est la première carte céleste des tarots ? Précédant la Lune et le Soleil, "tout comme le fait L’étoile Mystérieuse qui trouve sa place dans le corpus hergéen avant la double aventure solaire (du temple du Soleil) et lunaire (d’Objectif Lune) ?" Et le premier auteur à être parti à la recherche des sources ésotériques du tarot appelait cette carte "La Canicule". En astronomie, c’est le nom que l’on donne au moment de l’année où l’étoile Sirius se lève et se couche en même temps que le soleil. Et Sirius... c’est le nom du chalutier à bord duquel Tintin part à la recherche du trésor de Rackham le Rouge dans l’album qui suit "L’Etoile mystérieuse".

Ajoutons que la canicule vient du mot "canicula", "petite chienne", nom donné jadis à l’étoile Sirius. "Dans ces conditions, il est tout à fait normal que les premiers mots prononcés par Milou dans cette aventure fassent expressément référence à la canicule". Et ainsi de suite...De coïncidence en interprétation, Pierre-Louis Augereau nous entraîne dans un amusant voyage qui a au moins le mérite de nous faire revivre les aventures de Tintin en les regardant d’un autre oeil. Libre à vous de le suivre ou non dans ses chemins détournés

 

FRANC-MAÇONNERIE ET TAROTS

 Marie  Delclos

Edition Trajectoire

 2016

Le tarot est un art de mémoire basé sur le symbolisme judéo-chrétien contenant les clés de la kabbale et de l'ésotérisme chrétien. Il fut vraisemblablement conçu par des maîtres imagiers issus du compagnonnage ou de la Maçonnerie opérative. S'y cachent des secrets d'architecture et de métiers pour la construction d'un édifice, d'un temple, qu'il soit matériel ou spirituel. Le tarot dispense un enseignement initiatique dont le fil est la succession des vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu. Chaque carte est une énigme à décrypter, un mémo qui évoque un tapis de loge. C'est pourquoi de nombreux francs-maçons s'intéressent au tarot. Certains même les font étudier dans les loges. Marie Delclos met en évidence un enchainement des lames décrivant parallèlement la construction d'un édifice et la progression de l'initié.

 

Pour chaque lame, on trouvera des clefs techniques et des figures géométriques qui sont autant d'étapes dans la construction de l'édifice. Ainsi on découvrira successivement : les unités de mesure, le plan, l'élévation, la porte et son trumeau, la coupole, la taille de la pierre, le transport des pierres, les marches d'un escalier, l'escalier secret, la roue pour hisser les pierres, l'épi et le faîtage, la clef de voussure pendante, le compas et la faux ou le tracé à main levée, le niveau, les fondations, l'évaluation de la hauteur d'une tour, la perfection de la taille, la construction d'un pont, les fenêtres et les vitraux etc. Pour chaque carte, l'auteur explicite le rapport de ces clefs avec les étapes de l'initiation maçonnique.

 

L’étude des Tarots en Franc-maçonnerie débouche sur la connaissance de soi même : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les Dieux ». Cette devise grecque, attribuée à Socrate, est en réalité plus tardive puisque inscrite sur des temples grecs bien avant Socrate et serait de philosophes pré-socratiques. Cette phrase reflète bien la démarche philosophique grecque, qui à travers la connaissance de soi même, cherchait à découvrir les secrets de l’univers. Le mot Philosophie vient de philo= aimer et Sophie=sophia/sagesse donc la philosophie est l’art d’aimer ou de rechercher la Sagesse. Avec cette phrase nous allons pouvoir entrer dans la philosophie intérieure ésotérique, qui fait appel, moins à la Raison, mais plus à l’âme et à l’esprit. Les grecs cachaient cet ésotérisme à l’intérieur des « mystères » : Eleusis – dionysiaques – Apollon (Dieu du soleil et de la lumière) et d’autres – Tous ces mystères pratiquaient un exotérisme avec des rituels et des cérémonies, mais surtout diffusaient un enseignement ésotérique et secret, dont la phrase « Connais-toi toi-même » en était la clef. On y trouvait également les phrases suivantes que Platon avait fait inscrire sur le fronton de son Académie « Nul ne rentre ici s’il n’est géomètre » et aussi il ajoutait « Dieu fait toujours de la géométrie ».


Cette connaissance de soi-même demande une mise en place d’un plan personnel qui doit déboucher sur :


1/ Une analyse ou réflexion de son caractère, de son passé, de son présent et d’un futur. Faire ressortir les points faibles et forts. Réfléchir sur les actions passées et en tenir compte pour une éventuelle rectification. (V.I.T.R.I.O.L.U.M)
2/ Réfléchir sur son désir de s’améliorer, de se perfectionner et de savoir quelle route je veux prendre dans ma spiritualité.
3 / Ne pas être effrayer de faire cette analyse. On hésite très souvent à affronter sa face sombre et inquiétante.
4/ Les moyens seront entre autres les suivants : 


Le miroir - Toutes les allégories des cavernes, des mandalas, des labyrinthes. Visite de son intériorité – Humilité – et les Mécanismes socratiques : Pratique de la maïeutique et de la réminiscence, pour pouvoir atteindre la mémoire profonde, siège de la libération.


Maïeutique : Art de l’accouchement. Ce mot provient du dialogue de Socrate avec son élève et que Platon a immortalisé dans le « Théétète ». Cette maïeutique consiste à faire accoucher la personne (plan psychique). En l’interrogeant on va lui faire exprimer des connaissances qu’elle n’aurait pas conceptualisées. C’est une mécanique de questions-réponses.

 


Réminiscence : Appelée Anamnèse en grec. Acte de l’esprit par lequel l’Homme se ressouvient de ce dont il a eu connaissance auparavant et ainsi accède à la mémoire cosmique/universelle enfouie au fond de lui-même. Retour de souvenirs. Platon décrit cet acte dans 4 livres (Le Phédon- Le Théétète- Le Menon- Phèdre) La psychanalyse moderne avec  Jung n’ont fait que remettre au goût du jour ce mécanisme socratique et platonicien. Jung aura toute notre attention, car ayant étudié le Tarot, il nous donne une méthodologie qui correspondant à la recherche tarotique et nous amène par l’Individuation à notre Réalisation spirituelle, ainsi il nous emmène dans son univers des profondeurs, là où se côtoie les mythes, les légendes, les contes de fées, les archétypes et les empreintes culturelles remplissant cet inconscient collectif, et dont le pérégrin y puisera réflexions et modèle de vie.

 

Voilà en gros ce que l’étude des Tarots ésotériques amène chez le cherchant. Cet arbre de vie, cet archétype, est comparable à l’arbre de vie chrétien (arbre de la vie et de la connaissance), à l’arbre des Sephiroth hébraïques, à l’arbre des 7 chakras hindoue, et au Yiking chinois.

 

Ces modèles de vie nous apprennent à réfléchir sur nous-même afin de retrouver cette étincelle divine qui est en nous ; le chemin est long est difficile, mais donner du sens à sa vie est aussi un challenge et comme a dit  Rudyard Kipling « La liberté spirituelle n’a pas de prix » 

 

horoscope chinois

Paula DELSOL

Mercure de France

 1969

Vous êtes serpent, cheval ou dragon, ce petit livre vous le dira et vous donnera son explication.

 

Selon la légende, l’horoscope chinois est le moyen que les Dieux ont donné pour connaitre notre Karma, aussi est-il une énigme pour un astronome. Mais l’histoire prouve que l’art de cet horoscope a été utilisé avec succès. Les grands mystiques y voyaient la volonté divine.

 

Celle-ci passe par les influences stellaires dans l’horoscope chinois, guide précieux pour qui sait s’en servir. Il puise la source de sa symbolique dans la nature et les animaux n'y sont ainsi pas présents par hasard.

 

Ce qui permet de lire un horoscope chinois, c’est la symbolique des indices qui s'y trouvent. Il existe six aspects principaux.

Chaque signe est représenté par un animal. L’horoscope chinois est de forme carrée et porte une symbolique précise. Un horoscope chinois bien conçu est l’instrument idéal pour la connaissance de soi. Il en existe différentes méthodes de lecture et il permet d’étudier la personnalité et le comportement dans le détail. Sa réactivité à différentes situations y est aussi inscrite.

 

Mais l’horoscope chinois permet aussi de sonder l’avenir et ses possibles et il est essentiel d’en extraire une synthèse de d’ensemble pour comprendre sa globalité. Son interprétation permet de comprendre le tempérament instinctif. Il permet aussi de savoir comment cette personne peut dépasser certaines tendances négatives. Celles qui l’entraient dans des situations vaines s'y dévoilent.

 

Les instincts inhibés sont perceptibles dans l’horoscope chinois et pour l'ériger il est nécessaire d’avoir des coordonnées de naissance exactes pour une précision absolue. De bonnes bases en résultent alors. On peut lire un horoscope chinois qui développe un évènement : un renversement politique ou social par exemple. Celui d’un évènement permet de cerner les logiques qui ont provoqué l’évènement. Les conséquences d’un évènement y sont aussi dévoilées. Un changement de régime politique se lit à travers l’horoscope chinois du moment de l’évènement. Nous pouvons affirmer qu’en tenant compte des centaines d’horoscopes, nous nous éloignons mystérieusement des lois statistiques.

 

Ainsi, dans l’horoscope chinois d’hommes de sciences, nous trouvons La Grande Ourse brillante à un taux qui dépasse les principes du dénombrement logique. On ne peut expliquer ce phénomène sans aborder le fait indéniable que la lecture d’un tel horoscope nous fait pénétrer dans les mystères universels.

 

Au quotidien, nous pouvons dégager d’un horoscope chinois des tendances qui touchent à tous les domaines de la vie avec une exactitude ahurissante. Les réalités sont là pour affirmer qu'il s'agit d'un moyen radical pour dévoiler les dons individuels. Les potentiels d’un individu s'y trouvent inscrits à la manière d’un cryptage. La lecture de l’avenir permet d'y pouvoir choisir entre différentes voies. Celles-ci apparaissent dans à certaines périodes.

 

Ainsi, la lecture des transits stellaires sur l’horoscope chinois d’une personne laissent entrevoir les rencontres marquantes et les possibilités de changement intérieur et extérieur. Il est un outil très utile pour la vie relationnelle et est employé plus souvent qu’on ne le croit car il permet aussi de préciser avec fiabilité les capacités d’une personne, à plus forte raison lorsqu’on combine son horoscope avec celui d'une autre personne.

 

La lecture d’un horoscope chinois composite pour les couples, les relations parents/enfants, permet d’éviter des conflits. Sans compter qu’à travers un tel horoscope composite, nous pouvons lire avec précision les atouts relationnels et comment les développer. L’interprétation d’un horoscope chinois aide à comprendre les motivations d’une personne envers vous et les évènements collectifs y sont perçus par l’étude de manière fiable à l’échelle internationale.

 

De même l’infiniment grand et l’infiniment petit se retrouvent dans un horoscope chinois, ce qui constitue sa logique, car il nous donne une vision claire des lois universelles ; lesquelles y sont présentes dès lors que cet horoscope a été fait réalisé comme il se doit. L’étude karmique est un exemple frappant, l’horoscope chinois dans ce cas montre le chemin accompli et ce qu’il reste à réaliser.

22 I

il Était 7 fois la rÉvolution

Étienne klein

FLAMMARION

 2007

Certaines révolutions sont lentes et ne font pas couler de sang. Entre 1925 et 1935, la physique a connu un tel bouleversement : les atomes, ces petits grains de matière découverts quelques années plus tôt, n’obéissaient plus aux lois de la physique classique.

 

Il fallait en inventer de nouvelles, penser autrement la matière. Une décennie miraculeuse suffit à un petit nombre de physiciens, tous jeunes, pour fonder l’une des plus belles constructions intellectuelles de tous les temps : la physique quantique, celle de l’infiniment petit, sur laquelle s’appuie toujours la physique actuelle.

Originaux, déterminés, attachants, pathétiques parfois, ces hommes ont en commun d’avoir été, chacun à sa façon, des génies. Dispersés aux quatre coins de l’Europe, à Cambridge, Copenhague, Vienne, Göttingen, Zürich ou Rome, ils se rencontraient régulièrement et s’écrivaient souvent. Leurs travaux se faisaient écho, suscitant l’admiration des uns, la critique des autres, jusqu’à ce qu’ils constituent un édifice formel cohérent.


Ces hommes allaient jusqu’à puiser chez les grands philosophes une part de leur inspiration. Pris par une sorte de fièvre collective, ils pensèrent et travaillèrent avec acharnement, mais sans moyens, car c’est à la main ou à la règle qu’ils faisaient leurs calculs, par lettres ou cartes postales qu’ils correspondaient, en train qu’ils parcouraient l’Europe, en bateau qu’ils traversaient l’océan.


Ce livre rend hommage à quelques-uns de ces hommes remarquables : George Gamow, Albert Einstein, Paul Dirac, Ettore Majorana, Wolfgang Pauli, Paul Ehrenfest et Erwin Schodinger.

 

Professeur à l’École centrale, docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein a créé et dirige le Laboratoire de recherches sur les sciences de la matière du CEA. Il est notamment l’auteur des Tactiques de Chronos et de Petit voyage dans le monde des quanta (Flammarion, 2003 & 2004).


Ce brillantissime chercheur, fit le 29 septembre 2007 une conférence aux rencontres écossaises de Reims, qui enthousiasma tout l’auditoire. Un très grand pédagogue qui fit des rapprochements entre la science, la Franc-maçonnerie et Dieu.

 

 (ci-contre lame 19 du tarot Arcadia)

 

IMAGINATION ET ALCHIMIE A LA RENAISSANCE  -  L’EXEMPLE DU TAROT DE MARSEILLE  - Tome 1

Jean-Pierre Jouvin

Edition L’Harmattan

2016

Le tarot de Marseille est un jeu psycho-spirituel crée au xv0 siècle. Il appartient à la résurgence platonicienne et hermétiste, contemporaine de Marsile Ficin et de Nicolas de Cues. Son inspiration implique un rappel de doctrines qui avaient été assimilées aux siècles précédents, à savoir le péripatétisme arabe et le judaïsme. Cette époque charnière, bas moyen age/renaissance, connait la querelle Avicenne/Averroès dans laquelle dominicains et franciscains spirituels jouèrent un rôle majeur. Elle vit le développement de l'alchimie, qui, dans une perspective de prophétisme joachimite, proposait une doctrine du salut et la résolution du problème de la pauvreté. Cela donna naissance à un type nouveau d'intellectuel, l'intellectuel mystique.

 

Le jeu offre, sur un mode symbolique, sur fond de psychologie avicennienne, une démarche de conversion de l'ame, qui, grâce à l'imagination active, se devait de ses "écorces", atteint progressivement au salut et a l'illumination. L'époque ficinienne, découronnée de son ontologie, est une époque riche en productions et manifestations "imaginales"; le jeu, qui lui est contemporain, est un rappel de la fonction "imaginale" de l'ame. Il peut, de par sa nature symbolique, faire redécouvrir ce que l'intellectuel du 13e et 14e  siècle, connaissait

 

L'imagination active est une méthode de la psychologie analytique, théorie créée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung. La méthode consiste à donner une forme sensible aux images de l'inconscient et d'élargir ainsi la conscience. Il s'agit ainsi de fixer son attention sur les humeurs, et, plus généralement, sur les fantasmes inconscients portés à la conscience, puis de les laisser se développer librement, sans que la conscience ne les détermine, mais en interagissant cependant avec eux. Elle conduit donc à « relier les plans conscients et les plans inconscients » ou à donner vie aux images spontanées.

Selon Elie Humbert, continuateur de Jung, l'imagination active est une « méthode de confrontation avec l’inconscient, élaborée par Jung en 1913. Elle consiste à amener un affect à prendre figure afin que le conscient puisse entrer directement en rapport avec lui. Elle emploie tous les moyens spontanés d’expression : imaginer, peindre, écrire, modeler, jouer, danser, parler etc. Elle ne se contente pas de provoquer l’émergence et ne cherche pas à interpréter.

Elle vise à permettre une « explication active » avec les facteurs inconscients et, pour cela, met l’accent sur la nécessité pour le sujet de traiter alors les partenaires imaginaires selon toutes les conditions de la réalité et de se comporter comme dans une situation réelle ». L'imagination active est l'un des piliers de la pratique de la psychologie jungienne, fondée sur la confrontation du sujet avec ses contenus inconscients, dans un dialogue ouvert. Elle repose sur une fonction essentielle de la psyché : la fonction transcendante.

En outre, "les images venues de l'inconscient placent un homme devant une grande responsabilité. Ne pas les comprendre ou fuir la responsabilité éthique le prive de sa totalité et impose un caractère péniblement fragmentaire à sa vie."² Elle devient ainsi « l'expérience solitaire d'un individu libre mis en relation avec lui-même »

 

Au sommaire de cette thèse sur les tarots :

 

Sources gnostiques et philosophiques néoplatonicienne   -    Ousia et dianoïa   -    les divers niveaux de l’âme  -   L’imagination, l’agalma et l’okhêma   -      la materia prima  -   la lumière   -   sources musulmanes   -    notion de prophétie   -   l’imaginal chez les falâsifa   -    Ibn Arabî   -     Hermès et les anges   -    le statut de l’imaginaire a la Renaissance   -    les héritiers de la tradition illuminative   -    le lullisme   -   des récits imaginaux initiatiques   -   théorie des Dominicains    -    les théologiens scolastiques   -   Marcil Ficin   -    Georges de Venise   -   le théâtre de Camillo   -    Agrippa de Nettesheim   -    Paracelse   -     L’art de la mémoire avec Giordano Bruno   -   Gerhardt Dorn et le mysterium conjunctionis   -   glossaire alchimique et philosophique   -  [

 

IMAGINATION ET ALCHIMIE A LA RENAISSANCE – L’EXEMPLE DU TAROT DE MARSEILLE  - Tome 2

 Jean-Pierre Jouvin

Edition  L’Harmattan

2016

C’est à une approche néoplatonicienne que nous convie l’auteur. Ce deuxième tome du tarot philosophique et alchimique traite tout particulièrement des lames majeures du tarot de Marseille, d'où son titre « Lames de l'âme ». Il s'agissait, pour un voyageur impénitent de la Renaissance, en déchiffrant ce « livre muet », de se recréer par la « connaissance intelligible ». S'appuyant sur les témoignages écrits et iconiques de la première Renaissance, se référant eux-mêmes aux Grecs et aux alchimistes spirituels soufis, l'auteur souhaite rendre justice à ce jeu en en rappelant les références.

 

L’auteur donne en sous-titre pour ce tome 2 : Lames de l’âme, approche néoplatonicienne du tarot.  L'Ame du monde est une figure majeure et majestueuse, célébrée par Platon et plus tard Plotin, Jamblique, Proclus Damascius. Elle deviendra l’anima mundi des chrétiens du Moyen Age, la nafs al-Kuliyya (l’Ame universelle) des musulmans… Que signifie-t-elle au fond ? De mille et une façons, nos philosophes, essentiellement néoplatoniciens, nous disent qu’elle est Médiatrice entre, d’une part, le monde de la matière dans lequel nos corps se meuvent, autrement dit l’instance sensible de l’existence, et, d’autre part, l’Intellect et, au-delà de lui, la transcendance de l’Un. De ce dernier, rien ne peut être dit. C’est pourquoi l’authentique théologie ne peut procéder que par soustraction. La théologie ne peut être, pour les tenants de l’Ame du monde, que négative, non pas au sens moral du terme, mais au sens mathématique : soustraire, nier, ôter du discours sur l’arché toutes nos propositions qui viseraient à le définir, à le circonscrire…

 

 L’Ame du monde est cette immanence et cette présence du divin, manifestation du Sans-Fond. Nos vieux sages disent aussi que l’Ame du monde est d’une nature plutôt féminine… Si l’Ame du Monde est médiatrice entre l’ineffable, l’Intellect et le sensible, c’est qu’elle assure le lien entre l’Un et le Multiple, témoigne du déploiement de l’Un dans le sensible, et du retour du sensible dans l’Un. Elle impulse les dynamiques de la diversité, assure la diversification des phénomènes, donne forme aux réalités sensibles. Dans un mouvement de conversion, de retour, elle permet aussi à ces concrétudes de « remonter » vers le Principe. Plotin, l’un des plus géniaux penseurs de l’Antiquité, parlait de Procession (l’émanation de l’Un vers le Multiple) et de Conversion (le retour du Multiple vers l’Un), pour signifier cette immense respiration cosmique. Dans ce rythme vivant, l’Ame du monde tient son rang de liant universel. Le grand émerveillement, pour nous, serait de savoir que l’Ame du monde n’est pas à côté de notre âme, mais dans sa profondeur. Plus même, l’Ame du monde, la Sagesse, est la profondeur de notre âme. C'est à ce niveau où la haute métaphysique de l'Ame du monde rencontre la psychologie des profondeurs de Carl Gustav Jung, continuée par Marie-Louise von Franz, James Hillmann, Barbara Hannah, Etienne Perrot, Pierre Solié, Michel Cazenave, et une multitude d'autres psychologues, théoriciens et praticiens, ainsi que des philosophes.

Au sommaire de cet ouvrage tome 2:

Le jeu de Tarot de Marseille : une approche imaginale   -   L’iconographie du Tarot  -   les innovations techniques   -   les lieux  -  les dessins des lames  -    la raison des gestes   -  hypothèse concernant la création du jeu  -   la structure du jeu  -   le vocabulaire alchimique   -  la structure ternaire soufie  -   la structure de l’unus mundus  -   la lumière, l’Oeil et les couleurs   -   l’astrologie   - l’initiation et les interprétations alchimiques   -    remarques sur l’imagination active imaginale de type avicennienne   -   l’évolution des symboles dans les lames   -   la Kabbale   -  la Table d’Emeraude   -   étude des 22 lames majeures du Tarot   -  glossaire alchimique et philosophique pour penser en images   -    glossaire soufi    -  

 

initiation pratique au tarot Égyptien

Claude Darche

Edition  Dangles

 2002

L’auteur féru d’ésotérisme interprète ici le « grand ETTEILA » ce tarot égyptien mal connu.

 

 Les 78 lames dont les 21 majeures sont expliquées très simplement.

 

22 J

jeux de tarots DIVERS ET VARIÉS

Divers auteurs

DIVERSES

 1792-2015

Plus de 500 jeux de Tarots de Marseille et de divination, français, italiens, américains, chinois, japonais, espagnols, anglais, etc.
Parmi les plus connus on trouve :

 

Noblet, Vieville, Abellio, Minchiattes florentines, Russes, Niki de St Phalle, les Tarots maçonniques et alchimiques de Jean Beauchard, Tsigane, Visconti Sforza, chinois, Wirth, Dodal, Bologne, Flammand, Dali, Conver, Égyptien, Scapini, Indovino, Celte, Dante, Etteila, Maddoni, Bosch, Aquarrian, Papus, Épinal, Giotto, Rider-waite, Templier, Palladini, Mantegna, Crowley, Sephiroth, Viking, Lenormand, Livre des Morts égyptiens, Gareth Knight, Barbara Walker, Tarot de Paris, Besançon, Praguer, George Muchery, Hupes, de la R.E.A. d’Alain Bocher, M.C. Purro, Marrakech, Arcadia, Gendron, Nostradamus, Thot, L’héritage du tarot divin, le tarot des tailleurs de pierres, Hermès Thot, Gendron, Eclectic, Casanova, Decameron, Manara, I am one, Winged spirit, Zanoni, Rider Waite, Pythagore, Deviant moon, Baphomet,Santa-fé,Afro-americain,Etrusque,Farber,Diamond,New-age,Aquarian,druides, St Pétersbourg, Viking, Afro Brésilien, Scapini, Osho, Ibis, Mona lisa, Charles VI, Renaissance, des Tsars, Arcus Arcanum, camoin, Falconnier,   les Templiers, Fenestra, Zanoni, Deva, Baphomet, Pythagore, Rumi, Mucha,  Pearl of wisdow,   Ede, Yves Paquin, Hébraïque, Doumey, Gita, celtes, Dhooge, Dame Fortune, Old Path, Symbolom, Rose sacrée, Scarabeo, Praguer, Paul Marteau, Yi King, Winged spirit, Tailleurs de pierres, Néfertiti, Cléopâtre, Olympe, Tavaglione, Diamond, Papus, sentier ancestral, santa Fée, Flamand, Bologne, Afro-Américain, Tzigane, 78 portes, Jeau, Etrusques, Barbara Walker, Maya, les Déesses, les Gnomes, les Witches, Hermès Toth, Samouraï, les Druides, Corto Maltese, Ibis, Fairy, Légende d’Arthur, Osho, Viking, Russian, Kazanlar, Avalon, Afro-Brésilien, Egoron, Doré du Tsar, les magiciens, Le Normand, Yeager de méditation, les vitraux, Botticelli, Lord of the rings, Zodiaque,  Ramsès, Ligurien-Piémontais, Chinois, Laura damus, Nostradamus, shadows, Nissanka, Giotto, Feng-shui, Morgan, Vision, les dragons, les 1000 et une nuit, saint Graal, basque, le monde spirituel, Gaudais, Yoga, Arista, contemplation, Voyage en Orient, Durer,  de la Trance, Jolanda, lettres hébraïques, Pumariega, manga, Golden Dawn, Gill, la Sibylle des salons, Gilded, et bien d’autres…

Tous ces Tarots sont à la disposition de tous ceux qui désirent apprendre ou se perfectionner dans le Tarot ésotérique et symbolique.

 

JEU DE  TAROT  ÉGYPTIEN

R.A. SCHWALLER DE LUBICZ

ÉDITION  BAILLY

 1988

René A. Schwaller de Lubicz (1887-1961) hermétiste connu  sous le nom de d’AOR, fut le créateur à Paris du mouvement d’avant-garde philosophico-initiatique des « Veilleurs » et le directeur à Saint Moritz de la « station Scientifique Suhalia ». A ces divers titres, on peut dire qu’il aura eu un rayonnement universel. Il consacre toute sa vie à la restitution du patrimoine traditionnel des Anciens, privilégiant la tradition égyptienne et devenant ainsi le grand égyptologue fondateur du courant « symboliste ». La somme de ses connaissances dans des domaines très différents (astrologie, magie, alchimie, numérologie, hermétisme…) et sa maîtrise extraordinaire de la symbolique hermétique, égyptienne en particulier, se reconnaissent  ainsi dans ce jeu de Tarot, créé par lui en 1926 à Suhalia, et tiré à un très petit nombre d’exemplaires.

 

Ce jeu monochrome comprend 25 cartes, dont 21 numérotées de 0 à 20 et quatre ne portant aucun numéro, mais en relation avec l’arcane 22 du Monde. Ce jeu est accompagné d’une biobibliographie de l’auteur, ainsi que d’une analyse du contenu symbolique des lames.

Jeu non réédité, extrêmement rare, qui condense la pensée de Schwaller sur la symbolique métaphysique égyptienne, on retrouvera cette pensée tarotique dans ses futurs ouvrages : Le Temple dans l’Homme,  et le Temple de l’Homme

 

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